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Navigations sur Fleur de Lys

Par nemo19

Bientôt le retour à bord et la suite de l’aventure.

   Dans quelques jours nous retournons aux Antilles pour continuer et terminer notre périple. Ces derniers instants en Europe me donnent l’occasion de la réflexion sur une question que l’on nous pose très régulièrement.

En 2012…….est il encore possible de réaliser un voyage authentique avec un voilier ?

Voici ma réponse.

C’est oui. Mais le principal problème ou que l’on aille ou presque est l’excès de touristes qui visitent la région en voilier mais qui ne sont ni marins ni apprentis marins.

Le chartering ( location de voiliers avec ou sans équipage) a atteint des sommets dans plusieurs régions du monde.

En effet, grâce à des lois de défiscalisation, des centaines d’investisseurs achètent et mettent en location des catamarans ou des voiliers monocoques. Ils s’y retrouvent financièrement par le fruit de cette location mais aussi et surtout car ils bénéficient de tout un système de déductions fiscales. Ils contribuent très peu ou pas du tout à l’amélioration des conditions de vie dans la région installée car ils n’emploient que peu de gens, toujours mal payés et au contraire détruisent par contre  souvent très bien l’environnement autour de leurs infrastructures.

La plupart des clients qui louent ces voiliers n’ont aucun sens marin. Ils se sentent comme en appartement et se conduisent comme tels. ( font bruyamment la fête le soir, consomment sans modération, tirent la chasse de leurs wc sans même se demander ou va le contenu, etc).

 Le problème est qu’un voilier de type croiseur n’est pas fait pour être un appartement .

C’est un navire destiné à se déplacer à la voile qui permet, après bien des efforts et quelques dangers, de découvrir le monde si vous en avez le courage et l’humilité.

Venir en avion, s’installer à 8 dans un catamaran et ensuite se retrouver à des dizaines d’autres catamarans dans une baie n’est en rien favorable à la découverte des autres.

C’est juste un amusement. Une occupation.

Ce ne serait rien si cette état de chose était sans conséquences.

 Malheureusement, si les Hommes sont intéressants vus individuellement ou en petits groupes, la foule pervertit tout. Et d’avoir trop de monde qui ne fait que passer aux mêmes endroits détruit non seulement l’environnement, mais aussi change les hommes qui y vivent.

L’argent facile, l’impression que les autres sont richissimes perverti.

Alors, ceux qui ont faits des efforts considérables, car ils sont venus par la mer après un long voyage et de lourds sacrifices, pour venir découvrir  le même lieu auront des difficultés considérables à voir son authenticité et à briser le cercle infernal créé par les touristes venus en avion.

Trop souvent à présent, les états qui reçoivent beaucoup de visites par charter taxent les voiliers qui ancrent dans leurs eaux. Payer 15 euros par nuit sur un catamarans ( à diviser par 8) n’est rien lorsque vous restez 8 jours. Par contre, pour la plupart des apprentis marins ou marins visiteurs c’est plus élevé que le budget nourriture………et donc impayable.

Heureusement, il est encore possible de louvoyer entre tous les inconvénients crées par cette situation. Mais je pense que ca va être de plus en plus difficile et nous sommes nombreux à attendre avec impatience que les cours du pétrole rendent plus compliqués les voyages en avion. Ce qui aura comme conséquence de laisser les mers lointaines aux locaux et  à ceux qui veulent apprendre à la découvrir en acceptant les efforts et les risques encourus.

 

Deux mois

Par nemo19

Bonjour à tous,

J’ai mis deux mois pour m’appercevoir qu’il est denouveau possible de poster un billet sur le blog.

Ce billet est donc un billet test……..un autre suivra dans quelques jours.

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Par nemo19

Visiter Grenade,

Comme l’île est vraiment merveilleuse et ses habitants hospitaliers, nous décidons de faire une visite des « sisters », chutes d’eau se trouvant à une demi-heure en voiture de la marina de St Georges . 

Ce lundi matin nous quittons donc le voilier à l’aurore ( dix heures) pour prendre un taxi collectif afin de nous rendre  sur place. Un taxi collectif est une camionnette genre Toyota qui embarque 8 à 14 personnes à des tarifs très bas ; vous pouvez monter n’importe où et descendre de la même façon après avoir frappé trois coups sur le métal de la portière. Le système fonctionne dans presque toutes les Antilles et est vraiment performant et fiable. Pour un trajet de cette durée la prix sera de un euro par personne ; Imbattable donc.

Le véhicule est en général presque neuf et bien entretenu par son chauffeur .

Le seul bémol est la folie qui prend ce dernier une fois qu’il quitte le parking d’attente des clients.

         Ici, à Grenade, les routes sont dangereuses, mal entretenues et bordées d’habitations et de piétons. Malheureusement cela n’empêche pas les conducteurs de se comporter en chauffards et de rouler à toute allure au mépris du respect des vies humaines.

Nous voici installés et dès le démarrage je dis zut. Nous sommes conduits par le cousin de Schumaker. Avec ses 14 passagers, sur la trop sinueuse et étroite route de montagne nous sommes littéralement à fond. Soit sur les freins soit sur l’accélérateur. Le spectacle de la luxuriante nature est somptueux, mais je me demande comment on identifiera les corps étant donné que nous n’avons aucuns papiers d’identité avec nous.

Malgré la route sinueuse, nous parcourons le trajet en moitié moins de temps qu’il n’en faudrait pour le même sur une autoroute de France.

Ensuite, une fois descendus en vie, à mon grand étonnement,  les mots me manquent pour décrire l’enchantement de la végétation. Nous sommes dans les collines pluvieuses, encerclés par des centaines d’espèces de végétaux différents. C’est d’une beauté à faire pleurer. Tout respire le calme. Nous croisons une main d’agriculteurs paisibles et très souriants. Et en moins d’une heure nous parvenons aux chutes d’eau convoitées.

Très belles, nous les admirons et y nageons notre saoul et revenons sur nos pas.

Je comprends alors que le taxi «  aller » a surtout monté des côtes. Il roulait très vite, mais en montée. Et je suis un peu inquiet en pensant au retour qui nous attend.

Nous patientons au bord de la route lorsque surgit un taxico .

 Son conducteur nous voit et dans un grand cri des plaquettes de freins il s’arrête à notre hauteur et nous embarque. Ce n’est plus le cousin de shumi, c’est son frère fou. Je croyais avoir atteint le maximum de la frayeur à l’aller. C’était une erreur. Ici, en descente, il est impossible de ne pas y laisser sa peau . Nous rattrapons et dépassons même le frère de shumi que nous reconnaissons . J’en ris de peur. Mais une fois de plus ( mais combien en tout ? ) le véhicule arrive à sa destination en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire et nous en descendons abasourdis.

 

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Par nemo19

     Grenade,

 

Trois semaines, déjà.

Presque la moitié du temps disponible pour cette région a déjà fuit.

Mais les quelques îles de ce pays sont superbes . Les noms sont jolis dont certains en Français ; Cariacou, petite Martinique, rond Island, etc.

Nous avons choisi le nord cette dernière comme base . C’est une toute petite surface à dix nautiques de Grenade . Nous y sommes totalement seuls…….si nous oublions les dix familles de pêcheurs qui y habitent au sud et un voilier qui y passe quelques jours de temps à autre.

Il y a quelques jours nous avons été abordé par une petite barque menée par deux locaux. Très pauvres ils nous souhaitent la bienvenue ; Nous discutons et leur offrons une bière. Ils nous confirment qu’il n’ya a rien à craindre sur cet îlot et que de plus ils regarderont dorénavant si tout va bien pour nous.

L’eau y est claire et les poissons nettement plus gros que dans les autres lieux visités .  La plage, de sable blanc d’un coté et noir de l’autre est extraordinaire de beauté.

Seuls nos besoins en eau potable  nous en ont provisoirement chassé .

De retour à Grenade nous en avons profité par nous faire remarquer comme d’habitude .

Une marche suivie d’une fête est organisée. Beaucoup de navigateurs y participeront . Pour une fois nous aussi. Nous nous inscrivons et comprenons que nous devons nous trouver samedi à 15h00 à tel endroit pour prendre un bus. Il s’agit d’une marche suivie d’une fête . Nous réfléchissons et décidons de nous habiller cool mais très correctement pour l’occasion……….et nous nous retrouvons seuls « endimanchés » au milieu de presque trois cents personnes en short moche et sale. La promenade nous fait passer par des endroits absolument pas carrossables . Nous en reviendrons impeccables, dans les premiers, entourés rapidement par la multitude couverte de boue.

Tous les jours nous apportons des améliorations à notre cadre de vie. Nous venons de perfectionner nos moyens de récolter l’eau de pluie par le biais de notre protection contre le soleil. C’est très important car nous parvenons à récupérer parfois plus de 50 litres d’eau propre par averse. Et cela nous permet, après l’avoir versée dans nos réservoir de retarder le moment de passer à la «  pompe »

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Par nemo19

 

Nous voici à Grenade.

 

Samedi 13 août, vers midi nous quittions La Martinique pour parcourir les 170 milles marins qui nous séparaient de St Georges, capitale de l’île de Grenade.

La météo était prévue calme avec un vent de l’est nord est de 15 kts. Il devait lever une mer d’1m50, calme donc.

         Les prévisions étaient exactes et c’est vent travers arrière que nous parcourons les premiers 25 milles qui nous mènent travers de Sainte Lucie. Malheureusement, comme prévu également, le vent y cesse toute activité. Ne voulant à aucun prix effectuer des dizaines de milles au moteur, nous décidons de nous arrêter là et de ne repartir que dimanche matin, date à laquelle le vent sera définitivement établi.

 

         Bien nous en a pris car Éole ne se manifestera pas avant dimanche matin, en effet.

Ce dimanche 14 donc, nous levons l’ancre en espérant rejoindre notre destination d’une traite.

         Le temps passe très vite en voilier. Chaque heure voit notre trajet diminuer de 6 ou 7 milles, et le soir, malgré un courant de 1 kts dans le nez  nous avons déjà voilé plus de 100 nautiques depuis notre départ du port martiniquais du Marin. Mais il en reste encore cent car le courant cité plus haut va rallonger notre route d’une trentaine de milles.

 

         La  nuit tombe. La saison de charter, qui parsème la mer de petits feux de positons la nuit et d’une nuée de catamarans le jour est terminée et nous y sommes seuls. L’île de st Vincent est derrière nous et nous apercevons les lumières des Grenadines sur notre gauche. Au radar nous nous voyons entourés par de multiples et gros grains. Nous prenons un Ris dans la grand voile en prévision.

Mais nous serons chanceux ; Nous les verrons passer à gauche, devant derrière, à droite……mais aucun ne nous influencera.

        

         Véronique et moi nous relayons toutes les deux heures pour surveiller la marche de « Fleur de Lys «  et l’aube pointant son nez nous apercevons La Grenade à quelques milles. Nous y planterons notre ancre début de matinée.

 

         C’est une île magnifique. Les guides disent que si il ne faut en visiter qu’une sur toutes les Antilles, c’est celle là ; Et ils ont raison.

Les côtes, très découpées, ressemblent au Finistère mais le soleil en plus et la pluie en moins.

Les fonds y sont aussi dangereux et non accores. Il est donc indispensable d’y naviguer avec une très bonne carte et de très bons yeux d’autant que le balisage est inexistant.

 

         A l’heure ou j’écris ces lignes nous en sommes encore en phase d’exploration. Je ne manquerai pas de décrire cette région en détails dans quelques jours.

 

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Navigations sur Fleur de Lys

Par nemo19

Le tour des Yoles rondes de Martinique : une institution .

 

    Nous quittons la Martinique dans quelques jours. Mais, avant de partir nous aurons eu un dernier spectacle plutôt inédit.

 

     Chaque année en effet, une compétition autour de l’île rassemble une grosse quinzaine de yoles rondes …  Ce sont des embarcations d’une quinzaine de mètres de long, montées par plus d’une douzaine d’équipiers tous très costauds, non quillées ni lestées et propulsées par une seule voile carrée de près de 70m² en fonction du vent annoncé. Pas de gouvernail pour les diriger, mais une godille.

Ces embarcations dépendent donc d’une équipe de yoleurs et de soutien au «sol ».

 

     Ces équipes vont donc s’affronter durant une semaine avec chaque jour une étape de quelques heures afin de parcourir toute la circonférence de l’île.

 

Voilà pour la compétition.

 

Ensuite viennent les supporters……..

 

            Ils sont des dizaines de milliers à assister aux départs ou aux arrivées. Ils ont leurs favoris et s’entassent aux étapes dans les villages aménagés pour l’occasion en immenses foires où l’on peut boire et manger. 

 

Et puis viennent les bateaux suiveurs…….

 

            Ils sont près de 300……..Catamarans, voiliers et surtout embarcations à moteur remplies souvent de deux ou trois dizaines de supporters.

Ils suivent à la culotte les premiers.

Ils quittent la course dès que ceux-ci sont arrivés sans attendre que la dizaine d’autres concurrents terminent l’étape.       

 

Et puis viennent Fleur de Lys  et son équipage ……

 

            Désirant assister au passage de la course, et méfiants sur les aptitudes de marins des embarcations suiveuses, nous attendions le passage des yoles dans une baie jouxtant             l’arrivée de l’étape «  Fort de France / Anses d’Arlet ». Nous n’avons pas été déçus.

 

            A l’horizon passent les trois premières yoles entourées de plusieurs dizaines d’embarcations. Ils prennent sur la gauche pour entrer dans l’anse d’arrivée. Et soudain……..Une, non, des nuées de bateaux arrivent à toute vapeur vers nous. La mer est totalement couverte d’embarcations. Nous sommes secoués par des vagues énormes alors que le plan d’eau était totalement plat. Les martiens débarquent…….

            Dans un vacarme assourdissant, musique à fond, dansant et buvant plus que de raison, les passagers de ces esquifs demandent à s’approcher le plus possible de la plage pour pouvoir y débarquer……Et danser.

 

     Ils se trémousseront, sur du zouk jusque 4h00 du matin. Ensuite, dodo car à 10h00 le départ de la course les forcera à se lever pour tenter d’y assister.

 

     Pour ceux qui ne peuvent se déplacer la radio internationale locale paliera au fait.

     Presque toute la journée ce ne sont qu’émissions spéciales. Interview des participants, des supporters et des maires des communes accueillant les étapes.

L’un de ces derniers, emporté par son élan de sympathie et par un excès de rhum requalifiera d’ailleurs la modeste compétition locale en Championnat du monde des yoles rondes.

 

Un an déjà

Par nemo19

Un an de voyage,

Lundi 11 juillet 2011.

 Un an que nous avons quitté le port d’Ostende. Le temps a filé plus vite que je ne le pensais.

Dans quelques semaines nous quitterons La Martinique pour Grenade. La découverte de nouveaux espaces reprendra.

 En attendant je repense à mes sentiments lorsque nous longions, l’an passé, les côtes de la Grande Bretagne. J’avais un peu le vertige de tous les milles qu’il allait falloir parcourir. J’imaginais la traversée de Golfe de Gascogne et craignais la Transatlantique. J’avais le trac de tous  ces endroits nouveaux qu’il allait falloir apprivoiser et me demandais si je n’aurais pas été plus avisé de rester tranquillement à la maison.

Arrivés aux Canaries il  n’y avait plus de retour raisonnable  possible avec le voilier ; il fallait soit abandonner Fdl sur place, soit continuer. Heureusement, la question ne se posait pas. Dès Portosanto nous étions dans le rythme et n’avions pas du tout envie de faire un demi tour.

Malgré notre volonté, ce n’est pas si facile, au début,  de partir en permanence vers l’inconnu.

Ensuite, de port en port , de mouillage en mouillage on s’habitue à ne voir que des nouvelles têtes et des nouvelles coutumes. Puis on apprécie cette situation.

Nous rencontrons souvent des collègues de voyage. Certains très enthousiastes, d’autres échaudés par la difficulté de l’aventure voire de la mésaventure. Quelques uns disent que tout est très facile…….tant mieux pour eux. Personnellement je ne trouve pas que ce soit  facile de quitter même provisoirement ceux que l’on aime. Même pour faire que ce que l’on rêve depuis longtemps.

Le décompte a commencé. Nous sommes très sereins. Nous ne regrettons rien et n’avons aucun état d’âme à la pensée de la fin de ce voyage. En effet, partir c’est encore plus passionnant lorsque on a une date de retour.

 De plus, ce retour ne signifie nullement la fin des aventures de Fleur de Lys. Bien au contraire, nous avons l’intention  de naviguer encore plus qu’avant le départ……..et de repartir……..

Concrètement, nous serons un peu en hibernation jusque mi aout…….nous profitons à fond de la venue de Sandra et Andy qui repartirons à cette date . Ensuite ce sera une courte navigation jusque Grenade ( 28 heures) dans les environs de laquelle nous resterons jusque fin octobre afin de visiter tranquillement les îles qui la bordent.

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L’entretien d’un grand croiseur

Par nemo19

L’entretien de «  Fleur de Lys « .

     Pensez y avant d’acheter votre voilier. Serez-vous en mesure d’en assurer l’entretien tant financièrement que physiquement ?

     En effet, un grand croiseur nécessite un suivit très soigneux et constant. Plus il sera grand plus ce sera cher et fatiguant.

     Pour notre part, nous effectuons tous les travaux nous même . Nous n’avons encore jamais du faire appel à des techniciens extérieurs sauf pour la recharge en gaz de notre frigo . ( nous sommes à présent équipés pour l’effectuer nous même).

Malgré que nous ayons la  chance  de ne pas avoir d’innombrables soucis avec Fleur de Lys, les interventions sont constantes et si nous devions les faire effectuer par autrui elles seraient très dispendieuses.

Voici une liste presque exhaustive de tout ce que nous avons fait depuis mars 2011.

 

 

++Fin mai 2011 :

Nettoyage hors de l’eau de la coque et pose de quatre nouvelles couches d’antisalissure. Nettoyage de l’hélice et démontage du propulseur d’étrave pour remise en état.

Cout : 400 euros pour sortir et remettre à l’eau

            600 euros de produits divers

                 0 euros de Main d’œuvre ouf………. mais il aurait fallut payer plus de 1500 euros à un pro pour ce travail

En tout quatre jours de travail acharné. Une semaine entière de courbatures ensuite.

++Début mai 2011 :

Remplacement suite à usure d’une petite pièce en nylon qui protège l’étai de grand mat du frottement de l’enrouleur de génois.

Il faut, pour ce faire déposer l’enrouleur de génois, grimper donc deux fois dans le mat et démonter quelques pièces pour effectuer le remplacement.

Cout : 20 euros pour la petite pièce

              0 euro de MO mais nous aurions payé plus de 500 euros à un pro pour ce travail.

Une grosse journée à deux. Travail lourd et précis.

++Avril 2011 :

Entretien du moteur, changements filtres et vérification minutieuse des connexions, états des durites, etc. etc.

Cout : 60 euros de pièces et consommables

             0 euros de Mo mais nous aurions payé plus de 600 euros à une entreprise  pour effectuer ce travail à notre place.

Une petite journée de travail pour une personne.

++Mars 2011 :

Amélioration du système électrique. Pose interrupteurs, coupe batteries, et divers travaux électricité.

Cout : environ 150 euros de matériel divers

MO : 0 euros mais nous aurions payé plus de 700 euros pour faire effectuer ce travail par une entreprise.

 

++Mars 2011 :

Recherche de panne car pilote automatique se débranche automatiquement.

Vérification de toutes les tensions au voltmètre et résistances au ohm mètre.

Réparation de la panne ( fusible automatique ayant une trop grande résistance intérieure due à la corrosion ??)

Réparation par utilisation d’un autre fusible disponible.

Cout : 0 euros

Mo 0 euros mais ce genre de travail aurait été l’horreur car ce n’est pas certain qu’un «  pro aurait trouvé la panne sans d’abord nous proposer de changer le pilote lui-même.

Je pense que ce genre de problème aurait pu nous couter plus de 5000 euros si  nous avions confié le travail à une entreprise .

Une journée de travail pour deux personnes pour rechercher, ,trouver et remédier à la panne.

++Mars 2011 :

Vérification très minutieuse. ( visuelle  et au bruit )  de toutes les vannes reliant l’intérieur de la coque à l’extérieur de celle-ci.

Vérification de toutes les durites et de tous les tuyaux qui ont la même fonction. ( a noter que toutes ces vannes et tuyaux ont été changés avant notre départ).

Cout : 0 euros

Mo : 0 euros mais une entreprise n’aurait probablement même pas voulu se déplacer pour effectuer ce travail pourtant si important.

Une grosse demi journée de boulot pour deux personnes pour le faire convenablement.

 

Voilà, je m’arrête ici dans le compte à rebours de toutes les opérations de maintenance d’un grand croiseur qui navigue……….

Sachez que c’est vraiment un travail permanent que d’assurer ces opérations de réparations et d’entretiens. Il y va de notre vie.

 

Navigations sur Fleur de Lys

Par nemo19

     Encore 15 fois dormir et ce sera le départ  pour Grenade et ensuite les îles Grenadines.

     En attendant, nous naviguons en tous sens le long des côtes de Martinique. Rien de plus triste qu’un voilier en panne de navigation ; Donc, Eole étant là, nous levons les voiles au moins tous les trois jours .

Nous privilégions les navigations face au vent et sur mer très agitée afin de garder l’habitude de ces conditions.

     En effet, nous constatons qu’il est très difficile de larguer les amarres dans des conditions rudes lorsque l’on a passé trop de temps immobiles. Du reste, les «  trop «  nombreux voilier locaux qui squattent les anses ici le prouvent tous les jours. Leurs propriétaires ont souvent acheté le navire pour y vivre et naviguer. Malheureusement, la manque d’expérience et le phénomène expliqué ci-dessus font que presque toujours ils ne bougent plus ou presque plus du dernier mouillage effectué.

Ce faisant ils dévoient complètement la raison d’être d’un grand croiseur qui est de partir découvrir le monde et non de servir de caravane.

 C’est vraiment triste car en plus, tous ces voiliers définitivement à l’ancre gâchent quelque peu le paysage dans ces magnifiques criques des Antilles.

   La météo est agréable avec des températures de près de 35°, une mer dite très agitée ( bon ca va quoi) et un vent correct de force 5 à 6 .