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Monthly Archives: février 2012

Navigations sur Fleur de Lys

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Lundi, le 27 février 15h00. Nous entendons sur le canal 16 qu’un voilier est à la dérive. Nous le voyons en effet. Il se trouve à quelques centaines de mètres de notre amarrage. Comme personne ne bouge, Didier et moi décidons de le rejoindre afin de tenter de le réancrer.
Quelques minutes plus tard c’est chose faite. Le voilier, un magnifique ketch américain de plus d’un million d’euros est à l’ancre à 500 mètres de son mouillage d’origine.
Nous guettons son propriétaire. Vers 16h00 ce dernier arrive et a un coup au coeur en ne trouvant plus son navire. Il est évidemment ravi de savoir qu’il ne se trouve pas sur des rochers mais en sécurité sous le vent de son ancrage d’origine.

Nous sommes contents d’avoir pu sauver un bateau mais, le propriétaire, sans doute inquitet que l’on puisse lui demander une indemnité ( ce que l’on n’aurait fait en aucuns cas) s’enfuit sans demander son reste et sans même un signe de reconnaissance.

Notre site avec photos : www.voilierfleurdelys.com

Navigations sur ” Fleur de Lys”

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Depuis notre retour de la Dominique nous avons embarqué un couple d’amis venus de Belgique .Nous naviguons donc en leur compagnie en vue des côtes de l’île. Mais ne voulant manquer le défilé du carnaval de Fort de France nous y sommes arrivé ce mardi matin.
Il est 18h30 locale au moment ou j’écris ces lignes. Le vacarme est assourdissant. C’est la journée en «  rouge et noir » C’est à dire que tout le monde est habillé de ces couleurs. Habillé est un grand mot car il est vraiment hasardeux de qualifier de vêtements les quelques centimètres carrés d’étoffes rouges et noires qui parent les antillais participants. Le bord de mer est noir de monde. Les rues sont encombrées de danseuses et danseurs de différents groupes. Tous ces groupes se trémoussent sur une musique différente ce qui la rend assourdissante. Du plus petit bébé au grands parents toute la ville participe.
Certains, ivres, titubent le long de la digue. Il doit y avoir un ange gardien pour les buveurs de rhum…..aucun, à ma connaissance, n’est tombé à l’eau. Pas besoin de tendre l’oreille pour me rendre compte que nous sommes encerclés par une dizaine de sources de musiques différentes. C’est vraiment la grosse fiesta.

Navigations sur Fleur de Lys : février 2012

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Mardi, le 14 février 2012.

Samedi dernier, après une semaine en Dominique, nous levions l’ancre pour accoster un ponton local pour avitailler en eau et en carburant. Ce dernier est en effet à moitié prix ici par rapport à La Martinique.
C’est un accostage délicat car la houle entre dans la baie et le ponton est très court, délabré et bourré d’aspérités susceptibles d’endommager gravement le navire.


Nous nous amarrons proprement et en une petite heure tout est terminé. Non sans nous être fait voler quelques euros par le boss ( pourtant très à l’aise financièrement) comme de coutume ici.


Ensuite vient la grande décision du jour : pars t on avec un ou deux ris dans la grand voile?
Le vent est de force petit 6, nous l’aurons de face ce qui, augmenté de la vitesse de Fleur de Lys ( 8 kts) en fera un petit 7. Il faudrait, sans hésiter une seconde naviguer avec deux ris dans la grand voile et sous trinquette. Mais, très paresseux je choisis un seul ri dans la grand voile et génois arisé.


Nous voilà donc sous voile dans cette configuration lorsque, une fois la pointe de l’île dépassée et donc sans protection, je me rends compte ( mais je le savais déjà) de mon erreur. Trop toilé, nous sommes à la limite de la perte de contrôle et terriblement malmenés par une mer de 3 mètres de face. Je suis fou de rage contre…….moi même, car maintenant q’au lieu de diminuer la voilure avant de partir bien protégés dans la baie, nous voici obligés de jouer les acrobates dans une mer forte et un vent fort également. Il nous faudra 5 bonnes minutes d’un combat pas gagné d’avance pour redevenir les maîtres de la situation. ‘Pas gagné d’avance’ car arriser deux voiles dans ces conditions est toujours une aventure risquant soit de nous blesser gravement soit de déchirer de la toile.


Une fois cette corvée accomplie, le voilier est très agréable à barrer et il file 8 kts au près serré face aux vagues et ensuite travers de celles-ci dans une mer d’autant plus forte que nous aurons d’importants grains une heure durant. Nous avons 60 milles à parcourir afin de rejoindre Fort de France en Martinique.


Après quelques heures la mer se calme de plus en plus car notre destination nous offre sa protection. Le vent heureusement ne faiblit que légèrement et nous arriverons à notre mouillage en aillant passé une très bonne journée de voile pure. Bon nous sommes un peu couverts de bleus comme il se doit lorsque on va vite dans une grosse mer de face au près serré…….mais quel bonheur.

 

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Navigations sur Fleur de Lys

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Lundi, le 06 février 2012.

Depuis une semaine nous sommes de retour sur Fleur de Lys. Nous en avons profité pour rallier fort de France où nous avons eu l’immense joie de retrouver le voilier Français ERCOLAUSA que nous avions quitté aux Canaries il y a plus d’un an à présent.
Quelle joie de les revoir pleins de nouvelles expériences après avoir transaté par le Brésil.
Trop heureux d’être ensemble nous avons décidé de nous rendre de concert en Dominique.
La Dominique est une ile indépendante située au nord de la Martinique. Une grosse trentaine de milles les sépare. Ce n’est pas beaucoup mais c’est une distance à parcourir vent de travers et mer de travers. Et la mer, justement, est très loin d’être calme dans le chenal qui sépare ces deux terres.
Ce lundi matin, à l’aube pour nous, c’est à dire aux alentours de dix heures, nous levons l’ancre et montons les voiles pour notre destination.
Le vent est de force 5 à 6 tandis que la mer présente des creux de deux gros mètres. Ce sera une bonne journée de voile. A près de 8 kts de moyenne nous ne mettrons que quelques heures pour arriver à Roseau, capitale de la Dominique.
Nous y serons accueillis par les « boats boys » locaux qui se présentent pour tenter de faire du business. Ils proposent promenades, bouées d’amarrages ou autres joyeusetés presque toujours à des tarifs prohibitifs. Le plus souvent à éviter donc. Celui que nous rencontrons ce jour, par contre, est raisonnable. Malheureusement nous n’avons pas le budget pour ce qu’il propose.
La nuit tombe dans un vacarme de chants de grenouilles lorsque j’écris ces lignes. Il est passé 20h00, je suis dans le cockpit du voilier par 28°c de température extérieure et un léger vent qui me caresse. C’est vraiment très agréable. Nos amis voileux sont ancrés juste quelques dizaines de mètres à côté…….la soirée est magnifique.