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Monthly Archives: mai 2011

Navigations sur Fleur de Lys

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Fleur de Lys au carénage .

 

    Midi, jeudi dernier.

Fleur de Lys vole sous une grue pour regagner la terre  ferme. En effet, nous allons caréner la coque qui en a grandement besoin. Si nous la nettoyons sous l’eau, moins de quinze jours après nous ne voyons plus trace du travail accompli.

Ce n’est pas vraiment notre activité  préférée, mais dans ces mers chaudes il est nécessaire d’enrayer la prolifération d’organismes marins de toutes sorte sur notre carène.

Vers 13h00 le voilier est sur un ber et immédiatement nous nous mettons tous au travail.

Nettoyage de la coque au karcher. Ponçage de toute la surface au papier de verre et à l’eau. Et brossage – rinçage pour éliminer toutes traces résiduelles. Le temps de tout faire et il fait nuit.

 

 

     Vendredi.

  A 8 h00 nous posons la couche de primaire qui va permettre aux produits anti-organismes marins de  bien accrocher.

         C’est une tâche assez longue à faire d’autant que nous apportons également quelques réparations à la quille qui présente quelques traces de corrosion.

           Nous mettrons 4 couches d’anti-salissures ( 15 kg de produits) . Et même plus de six aux endroits qui souffrent comme les angles et l’étrave. C’est vraiment un travail atroce lorsque il y a plus de 35° à l’extérieur, mais le résultat en vaut la peine.

Dimanche.

Ce dimanche matin tout est terminé et nous pouvons nous atteler au nettoyage et rangement de tout le fatras qui a été nécessaire à cette œuvre. Incroyable les kilos de matériels sortis des coffres .

Demain nous retournons à l’eau et reprendrons la mer en directions des « Saintes » pour y attendre le vent qui nous permettra de rejoindre la Martinique.

 

Navigations sur Fleur de Lys

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     Mardi matin.

 

     Nous quittons La Guadeloupe vers 8h00.

 Destination l’Ile de Montserrat.

 Située à 55 milles de notre mouillage, le sud en est complètement dévasté par le réveil de son volcan il y a une dizaine d’années. Depuis les éruptions se succèdent et les habitants, sauf 3000 d’entre eux, ont cherché refuge sur les îles voisines.

     C’est une navigation vent arrière sous force 5 à 6 qui nous pousse en quelques heures à proximité des rivages de ce qui me semble être une montagne dévastée posée sur l’eau.

Je n’avais jamais vu une île volcanique en activité. C’est très impressionnant. Nous arrivons par le sud, justement le lieu du désastre. Tous est gris sur des centaines et des centaines d’hectares. De temps en temps nous devinons des habitations par leurs toits qui dépassent de la poussière. C’est Pompéi au 21éme siècle.

Portés par Éole, nous progressons vers le  nord, lieu prévu pour l’atterrissage. Nous distinguons le cratère principal et sentons l’odeur de souffre, caractéristique. Arrivés dans la rade ou nous nous ancrons milieu d’après midi, nous voyons les propriétés de ceux qui sont restés sur place tentant de faire revivre leur pays.

Ce ne sera pas facile, il n’y a que très peu de tourisme et il règne une ambiance léthargique qui n’aidera pas à la reconstruction.

Nous ne descendrons pas à terre, c’est trop cafardeux.

 

Mercredi.

 

     Ce matin nous avons pris la décision de retourner sur nos pas. En effet, la saison des cyclones avance à grand pas et nous ne désirons pas nous éloigner trop des grenadines, seul refuge presque sûr en cas de coup dur.

Nous laissons donc nos amis, Valérie et Benoît continuer seuls vers l’ouest tandis que nous montons l’ancre pour une difficile journée de près serré.

Heureusement, Fleur de Lys remonte bien au vent. Malgré une mer de deux mètres de face et un vent à 60 ° ( réels) force 5 nous faisons route directe sur le mouillage de Des haies, en Guadeloupe.

     Nous sommes bien secoués, mais nous progressons contre la mer et le vent à plus de six kts.

     Les heures passent à se tenir et contempler l’océan. Soudain, vers 15h00, un choc terrible. Nous venons de heurter une grosse baleine. L’élan du voilier a été brisé net. Le temps qu’il ré-accélère nous la voyons, énorme, se tordant sur elle-même en perdant beaucoup de sang. Nous sommes atrocement désolés. Mais il n’y a plus rien à faire et il est impossible de prévoir un tel évènement.

     A la nuit nous entrons dans la baie où nous nous ancrons non sans être passé à un cheveu d’un très grave accident.

En effet, la commande du guindeau électrique s’est subitement mise à fonctionner toute seule. ( court-circuit). L’ancre remonte toute seule. Véronique a manqué y laisser un bras.

 

     Ce n’est pas la période de notre capitaine, puisque jeudi matin, revenant des courses, elle a manqué se noyer en tombant de l’annexe avec son sac sur le dos.

Tous est à l’eau y compris les passeports…..mais Elle est remontée….ouf.

 

Navigations sur Fleur de Lys : les Saintes ( Guadeloupe)

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Les Saintes

 

            Archipel français, la Guadeloupe abrite un petit chapelet d’îles : Les Saintes  en font partie.

Celles-ci sont principalement habitées par des anciens bretons et sont à présent un haut lieu touristique tout en gardant  un bel attrait visuel. C’est notre première étape pour notre voyage vers les Îles plus au Nord des Antilles avec comme objectif final Saint Martin ou, cent milles plus au nord-ouest, les Iles Vierges britanniques

 

          Départ à 17h00 de Saint-Pierre pour une navigation de 90 milles jusqu’à la destination convoitée.

        Nous naviguerons donc de nuit avec une mer très calme et malheureusement un vent dans le même état qui nous obligera à 5 heures de moteur sur les 15 heures que dureront ce voyage.

 

         Nous voici donc sous voile dans le chenal entre La Martinique et La Dominique, île anglo-saxonne indépendante que nous mettrons la nuit à doubler en restant à une dizaine de kilomètres à sa gauche. C’est également durant une partie de la nuit que le moteur tournera.

Néanmoins, la navigation est magnifique car nous sentons les odeurs de la terre et ensuite celles du volcan toujours en activité dans ce petit pays.

     Et puis, nous sommes heureux de renouer avec la nav de nuit que nous n’avons plus pratiquée depuis la transatlantique………..nous avions oublié comme les quarts sont fatigants….mais bon, Christophe ( qui n’y a pas participé) s’est levé royalement à 9 heures du matin alors que nous entrions dans la passe des Dames, arrivés à destination en nous disant…….j’ai bien dormi…….

 

     A noter que nous avons été accompagnés par une centaine de dauphins au petit matin alors que nous étions dans le «  chenal de la  Guadeloupe ». 

 

     Comment vous décrire le paysage ici ? Ce sont plusieurs petits îlots qui abritent quelques milliers d’habitants. Ces îles ne sont pas toutes cultivées et forment presque un cercle autour d’un pseudo lagon. Vraiment, c’est assez magnifique…………si vous venez en Guadeloupe c’est un endroit à voir.

Les maisons sont proprettes et mignonnes. Les rues, étroites, sont harcelées par les multiples cyclomoteurs qui les parcourent en tous sens. Le PMU doit battre des records de chiffre d’affaire tant nous y avons vu de nombreux locaux valider leurs cartes de paris.

 

         Nous sommes ancrés en face du bourg qui abrite la mairie ( voir notre balise spot en allant sur notre site). Toute la journée a été animée par les multiples navettes de touristes qui viennent de France ou des Etats-Unis. Ils trouvent ici des mobylettes à louer pas très cher (20 euros la journée essence comprise) sans savoir que l’intégralité des routes seront arpentées en moins d’une heure……………..d’ou l’essence comprise, j’imagine.

 

     Du point de vue de l’accueil, , on atteint ici des sommets de la vénalité avec des commerçants n’hésitant pas à demander 4 euros pour un simple coca……et qui refusent de remplir une bouteille d’eau du robinet au voyageur qui le demande. C’est vraiment une triste caractéristique des Antilles que cette vénalité organisée déjà remarquées par Annie Van de wiele dans son livre «  Au fil de l’étrave » publié début des années 70. Mais attention, il y a aussi parfois des gens totalement désintéressés qui rachètent les autres comportements.

 

         Dans deux ou trois jours nous irons au nord de la Guadeloupe et ensuite route vers ………bon on ne sait pas encore mais ce sera toujours vers le nord, nord-ouest

Navigations sur ” Fleur de Lys ”

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Quelques nouvelles avant notre départ pour les Iles Vierges Britanniques.

 

D’abord quelques histoires drôles mais vraies.

    1 :  La Martinique

Les gens qui se bougent ici pour développer l’île ont eu la riche idée d’organiser une régate partant de Bretagne et dont l’arrivée est ici, à fort de France. Bravo à eux et aux multiples bonnes volontés qu’il a fallu mettre en œuvre.

Mais bon, comme pour toute nouvelle organisation il y a quelques couacs bien normaux. Sauf celui que je vais vous relater :

     En effet, départ donné en Europe, l’organisateur a évidemment prévu la mise en place de tout un beau petit village avec des animations diverses pour accueillir les concurrents après cette transat sur des Bénéteau figaro de trente pieds.

Par chance, le vent était de la partie et il a rapidement été évident que l’arrivée se déroulerait quelques jours plus tôt que prévu………….le village était prêt mais pas inauguré. Les concurrents sont donc arrivés ici sans personne pour les recevoir et face à des tentes fermées encore pour trois jours………..Je ne peux que grincer des dents en constatant un tel manquement auquel j’ai personnellement assisté. J’ai entendu les organisateurs expliquer à la radio que le problème est…..que les concurrents sont arrivés à Pâques……….L’an prochain on leur demandera certainement de se mettre deux ou trois jours à la cape si ils risquent d’arriver au même moment.

 

     2 : Les apnéistes

Christophe et moi partons presque tous les après midi pour pratiquer une heure d’apnées. Il descend facilement jusque 25 mètres tandis que j’atteins dix mètres et peux y rester à présent.

Ce dimanche, nous repérons trois plongeurs avec bouteilles. Il n’y a rien de plus amusant que de surgir presque nus devant des plongeurs encombrés par tout leur matériel.

Pour cette fois je reste en surface et regarde Christophe descendre les rejoindre vers 15 mètres de profondeur, se mettre devant le premier d’entre eux et lui faire signe coucou.

C’est alors que ce dernier perd son détendeur et reste immobile comme pris par une crise cardiaque due à la surprise.

Immédiatement ses compagnons lui viennent en aide tandis que mon fils revient très paniqué à la surface ; «  J’ai fais une bêtise là, je l’ai tué » il en tremble.

Mais non Christophe, t’as pas vu que c’est un moniteur avec deux élèves qui fait des exercices de remontée d’un plongeur qui a un malaise ?

Franchement, j’en ris encore………de la tête de christophe.

 

     Bref, nous prenons du bon temps. Le soleil, après nous avoir boudé durant une semaine est de retour et il fait magnifique. Mardi, enfin, nous repartons naviguer. Nous ferons escale aux Saintes ( France à 200 kilomètres d’ici), ensuite le nord de la Guadeloupe et puis plusieurs petites îles à déterminer au fur et à mesure de notre avancement vers le iles Vierges.

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N’oubliez pas notre site www.voilierfleurdelys.com