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Monthly Archives: avril 2011

Navigations sur fleur de Lys

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Navigations sur «  Fleur de Lys « 

     La panne d’alizés continue .Impossible de naviguer à la voile ; Les vents sont souvent de moins de 5 kts et il faut qu’ils soufflent à plus de 8 pour réussir à déhaler notre navire.

Nous sommes donc contraints de limiter nos déplacements. Néanmoins, hier, entre le mouillage de Fort de France et celui de grande anse d’Arley nous avons vécu un évènement exceptionnel.

     Nous filions 6 kts au moteur à la tombée de la nuit, lorsque nous sommes rejoints par un couple de dauphins ( dauphins communs à long nez) de grande taille. Nous avons souvent été accompagné par ces mammifères, mais ceux-ci ont un comportement inhabituel. Ils semblent nettement rechercher un contact et non simplement jouer avec la vague d’étrave du voilier. Ils nagent longuement sur le côté, nous regardant, très longuement,  et nous pouvons approcher nos mains par-dessus le pont jusqu’à les toucher sans qu’ils ne manifestent de signes de nervosité. Ils nous montrent le ventre, le dos, jouent à se faire toucher par le navire lorsque nous retombons de la houle, et nous regardent encore.

     Soudain, ils se mettent à heurter violemment la proue bâbord de leurs «  épaules ». de plus en plus fort.

Véronique et moi nous relayons pour assister au spectacle, un à la barre l’autre devant. Les chocs sont tellement puissants que nous les sentons même à l’arrière. Ils ne semblent vouloir pousser que la proue côté bâbord. Je me demande ce qui leur prend puis me rappelle ma lecture d’un livre de Moitessier qui y raconte que des dauphins, alors qu’il se rendait droit sur des rochers, lui ont clairement fait dévier de sa route. Comme notre cap nous mène droit sur des rocher à un quart de mille, je demande à Véronique de prendre dix degrés sur tribord. Les magnifiques animaux continuent à cogner la proue. Nous prenons alors trente degrés de plus ce qui nous conduit vers la haute mer. Ils cessent immédiatement les chocs et reprennent la même attitude du début. Nous reprenons notre cap initial. Hasard ? Ils recommencent à sembler vouloir dévier notre route jusqu’à ce que nous prenions un cap très à gauche qui nous conduit dans la anse qui est toute proche à présent . Ils reprennent alors leur observation et nous quittent juste à l’entrée de celle-ci. Quelques secondes plus tard nous verrons les deux splendides créatures tête hors de l’eau à la verticale. Visiblement ils nous regardent.

     Je ne veux ni ne peux tirer aucune conclusion de cet évènement. Par contre, je l’ai relaté ici exactement comme il s’est produit. Nous avons relu ce billet plusieurs fois pour être certain de ne pas « en avoir rajouté ». En nous ancrant nous étions tous les deux terriblement émus du spectacle mais aussi de l’impression d’avoir eu une vraie «  relation » avec une créature sauvage.

 

Dernières nouvelles

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Fleur de Lys en grand voyage devient parresseux….

      Et les jours défilent ……pour le moment nous ne parvenons plus à naviguer à la voile pour cause de panne d’alizés…..Donc, chacun de nos déplacement se fait avec l’aide du moteur.

Les dix prochains jours nous verront faire de la maintenance ; Nettoyage de la coque, vérification du gréement, niveaux liquides moteur, etc etc etc.

Ensuite, mi mai nous quitterons la Martinique ( provisoirement ) pour aller explorer les îles plus au sud . Nous raconterons ces aventures, évidemment. Grenade, Les Grenadines, Moustique, des noms qui font rêver.

 

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