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Monthly Archives: mars 2011

Navigations sur Fleur de Lys :

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Retour vers Sainte-Lucie.

     Après l’épisode du marin, nous sommes retournés à Grande Anse afin d’y pratiquer la plongée. Mais nous y avons aussi constaté notre manque chronique d’électricité . Nous avons bien notre éolienne, mais souvent, au mouillage, le vent ne suffit pas à lui permettre d’étaler  notre consommation surtout si nous employons les ordinateurs.

Bref, après maintes discussions nous sommes décidés pour un petit générateur le plus silencieux possible permettant de recharger nos batteries de temps en temps au mouillage. Or, il se trouve que le prix de ce genre d’appareil sera deux fois moins cher à Sainte Lucie.

     Mardi matin, donc nous nous mettons courageusement en route. Courageusement car le vent, qui normalement nous pousse jusque là vient de tourner et nous l’aurons totalement de face. Pour rappel, naviguer vent de face est extrêmement fatiguant, bruyant et mouillant.

La première heure nous voit sous voiles ( un ri dans la grand voile et full génois) en parallèle avec un grand catamaran emportant une trentaine de vacanciers. Sous voiles également, il reste juste à nos côtés. Au moment de virer de bord les occupants nous font des grands gestes de remerciements pour le magnifique spectacle qu’ils ont eu. En effet, remontant le vent, notre voilier naviguait à 9 kts les passavants dans l’eau en soulevant de temps à autres des grandes gerbes d’eau. Ils en ont pris des dizaines de photos. Un monocoque au près est toujours extrêmement majestueux à regarder.

    La suite de la traversée, d’une trentaine de milles, nous offrira un spectacle sauvage comme je n’avais encore jamais vu.

Un grain s’approche. Le ciel est noir partout. Nous réduisons à grand peine la voilure pour étaler le coup de vent qui s’annonce. Le second ris en profite pour se coincer ; Nous frôlons la catastrophe de devoir affronter du très grand vent trop toilés.

     Juste avant qu’Eole ne monte à plus de 35 kts nous achevons la préparation de «  Fleur de Lys ». La pluie est torrentielle, le bruit assourdissant. Et soudain, la mer se lève. Elle prend des proportions que je n’ai jamais vues. La houle atteint certainement plus de 7 mètres et avance à très grande vitesse  , nous sommes à présent dans un environnement d’une sauvagerie, mais aussi d’une beauté inouïe. A l’heure d’écrire ces lignes je demande confirmation à christophe et Véronique. Ils pensent que la mer était encore plus creuse que ce que je relate ici.

Et puis, après une demi heure de ce très gros temps que le voilier affronte assez facilement, tout se calme . Nous nous retrouverons même, comme souvent après un grain, sans vent durant quelques minutes.

Puis, nous poursuivrons notre chemin pour arriver à Rodney Bay dans l’après midi.

     Mercredi nous sommes descendus jusque Castries ou nous avons trouvé ce que nous cherchions. Aujourd’hui, jeudi, nous lèverons l’ancre pour retourner à la Martinique ou nous attendent des amis ( le voilier Ckool) qui a malheureusement des problèmes moteur.

 

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Navigations sur Fleur de Lys

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Navigation de Fort de France au Marin.

 

         Eh oui, nous voici de nouveau au Marin qui est en fait notre «  base stratégique ». Nous y resterons jusque ce samedi avant de repartir vers des nouvelles aventures.

         Mercredi matin nous larguions les amarres de la baie de Fort de France pour revenir ici. Ce n’est pas une longue navigation puisque nous n’aurons à parcourir que 35 milles ; Mais elle est rendue légèrement difficile par la configuration du terrain…..je m’explique.

Nous partons du mouillage plein vent arrière pour finalement  nous retrouver plein vent de face juste à cause des déviations de ce dernier suite aux reliefs changeants sur notre trajet . Eole vient de la côte et est donc soumis aux circonvolutions de cette dernière.

Nous ne faisons que de la voile pas de moteur, c’est la règle. Nous nous écartons donc beaucoup plus de la côte, ce mercredi, car le petit force 3 ne présage rien de bon si nous sommes en plus déventés par la magnifique Martinique. Nous progressons à 5 kts sous voiles hautes et admirons les collègues à la voile et au moteur qui longent le relief.

Régulièrement  le souffle a ses humeurs et nous devons presque continuellement changer de cap de plus de trente degrés pour conserver notre angle par rapport au lit du vent. Je dois admettre que mes nerfs sont soumis à rude épreuve mais bon, c’est ca la voile en Martinique le long des côtes.

     Et puis soudain, car dès que « Fleur de Lys » sort, il se passe quelques chose, nous voyons un truc inédit plus au large……..nous ne comprenons pas bien ce que c’est. Véronique croit que ce sont des casiers de pêche. Impossible lui dis-je…..la profondeur est de plus de 300 mètres à cet endroit. Nous changeons de cap et pour rapprochons de l’OFNI pour constater qu’il s’agit d’un couple de plongeurs, largués par leur club à un mille de là le long des côtes et qui a été pris par le courant. En effet, nous voyons très loin un bateau de plongeurs qui semble chercher quelques chose ; Nous les embarquons et rejoignons leur groupe ou nous les transbordons. Ils ont eu de la chance aujourd’hui. Ils ne se retrouveront pas  à Panama.

Et la journée se passe à tirer des bords contre le vent malheureusement très faible qui ne nous permet pas d’afficher des vitesses de records……mais bon, à 15h00 nous arrivons au Marin ou nous obtenons une place de port pour trois nuits. Nous aurons eu, une fois de plus une très bonne journée de voile.

 

    

 

Navigations sur ” Fleur de Lys ”

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     Depuis notre départ pour Saint Pierre nous avons fait un très beau voyage.

     La navigation jusque là s’est déroulée en deux jours car nous avons dormi une nuit dans un tout petit village de pêcheurs à quelques milles de notre destination. Nous y avons accosté un quai sur lequel jouaient des enfants……nous leur avons demandé si cela ne les dérangeait pas que nous nous y amarrions……….ce que nous avons fait. Ensuite quelques minutes d’observation et enfin les enfants se sont retrouvés, non sans avoir demandé la permission, à jouer sur le voilier.

     Comme nous avons observé que les habitants du village étaient en train de tirer un filet de pêche sur la plage, Christophe est allé leur porter mains fortes. La pêche était bonne, nous n’avons pas pu refuser le poisson offert pour notre ( petite) aide  ni le gâteau confectionné pour nous par la maman d’un des joyeux lurons qui avait joué à bord. Bref  de bons moments de rencontre.

     Mardi nous parcourions, au moteur, les derniers milles et à midi nous étions ancrés dans la baie de St Pierre, lieu du tristement célèbre drame de 1902 qui a vu mourir tous les habitants de la ville à part quelques uns ( presque trente milles morts….) lors de l’explosion du volcan les surplombant.

Nous y avons sorti nos bouteilles d’air comprimé et plongé sur une épave de cette époque qui se trouve entre 40 et 65 mètres de profondeur dans une eau très chargée en plancton et donc plutôt sombre. C’est toujours étrange de se retrouver à admirer un navire qui a coulé une centaine d’années auparavant car nous éprouvons une sensation de remonter le temps.

     Fin de la semaine nous contournions le nord de la Martinique afin de visiter les criques sauvages de la côte au vent. La navigation y est plus difficile car nous n’y bénéficions plus de la protection de l’île et les fonds y sont un vrai labyrinthe, entre les eaux suffisamment profondes pour nous et les récifs affleurant capables de nous couler.

Nous y avons donc progressé avec une grande attention, les yeux de Véronique rivés sur la carte tandis que Christophe, en vigie avant, scrutait l’eau à la recherche d’un piège non représenté sur celle-ci.

La Anse Robert nous a vraiment beaucoup plu avec ses îlots éparpillés sur une eau assagie par la barrière de corail cassant les furieuses vagues à l’entrée. Nous y sommes restés deux jours, ensuite nous avons repris le cap du mouillage du Marin. Très  belle navigation au portant qui nous a permis d’observer deux magnifiques baleines.

     Et nous voici à présent de retour au mouillage du marin, notre base stratégique. C’est là que nous ravitaillons le navire tant en eau qu’en nourriture. Mais dès demain nous repartons en direction de Fort de France ou nous n’avons encore jamais été.

    

 

Avenutres sur le voilier la ” Fleur de Lys”

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L’aventure continue . Ce lundi, nous remonterons l’ancre pour nous rendre dans la baie de St Pierre à une petite trentaine de milles d’ici.

Nous espérons y passer plusieurs jours avant de remonter encore plus au nord de l’île.

En attendant, hier, j’ai fais une des petites gaffes dont je suis coutumier . en effet, nous avions des voisins de ponton dont la tenue était vraiment un peu miséreuse car ils viennent d’acheter un voilier avec lequel ils vont se rendre ne Haïti pour y faire de ‘humanitaire’. Ils travaillent donc comme des fous et ne portent évidemment pas une particulière attention à leur aspect vestimentaire.

Et voilà que samedi, en me promenant dans les rues du marin ou beaucoup de gens sont déguisés à l’occasion du carnaval, je les vois arriver ; Le père et le fils…magnifiques dans ce qui m’a semblé être leur déguisement. Ils m’approchent pour me saluer et comme je n’arrive pas à la fermer quand il le faudrait je leur fais «  Et bien, vous vous êtes bien déguisés pour le carnaval, vous êtes superbes ».

L’histoire s’arrêterait là si Véro, une heure plus tard ne m’avait fait remarquer qu’ils n’étaient pas du tout déguisés……ils étaient juste habillés très à la mode.