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Monthly Archives: octobre 2010

Dernières nouvelles de Fleur de Lys : Le 30 Octobre 2010.

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Samedi, le 30 Octobre 2010.

    Nous voici de retour aux Canaries après une vingtaine de jours en Belgique.

Mardi dernier, vers 11h00 locales nous atterrissions à Grande Canarie pour retrouver notre voilier. Ce dernier est resté à l’ancre tout seul durant une dizaine de jours……..angoisses garanties lorsque de Belgique vous constatez que le vent s’est levé sur le mouillage de votre bateau………………

Mais ouf. Il ne s’est rien passé de fâcheux.

Jeudi, le 28 nous levons les deux ancres et prenons un cap à l’ouest afin de rejoindre Santa Cruz de Ténériffe. Vers 18h00, après une navigation sans histoire nous atteignons le port éponyme ou nous attend l’équipage d’un voilier ami : la «  Ercolosa II ».

C’est très chaleureux d’être attendu par des amis qui ont presque « les amarres à la main ». Les manœuvres d’appontement, en marche arrière, sont expédiées en quelques secondes et nous débarquons sur cette île que nous ne connaissons pas . L’île est belle, beaucoup plus que Grande Canarie, mais les tarifs des marinas sont scandaleux ; De plus, je constate que l’on essaye vraiment de plumer les touristes ici. Ca ne fait pas une ambiance très agréable. Mais bon, nous nous en contenterons.

     Nous pensions repartir vers une autre île lundi prochain mais notre frigo vient de tomber en panne. Nous devons attendre jusque mardi pour qu’un technicien vienne le réparer. Tant pis.

Entre temps, et malgré mes écrits ironiques sur le sujet, nous venons d’acheter un I pad dédié à la navigation. C’est en effet la première fois ( c’est tout nouveau) qu’il existe une solution raisonnable pour disposer des cartes marines du monde entier ou d’une partie de ce dernier légalement. Par ce procédé nous payons les cartes électroniques dix fois moins cher que par tous les autres programmes de navigation. Et ce sont les même. J’attendais que cet évènement se produise ; C’est fait.

Voilà, en attendant d’avoir un moyen de conserver les aliments qui fonctionne, nous profitons de la chaleur et du soleil.

O

 

Dernières nouvelles de Fleur de Lys : Le 13 Octobre 2010.

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     Fleur de Lys est toujours à l’ancre aux Canaries. Samedi prochain je pars retrouver Véronique en Belgique. J’y resterai une dizaine de jours et nous rentrerons tous ensemble afin de poursuivre l’aventure un peu avant la fin de ce mois.

En attendant, seul, je bricole, me fais inviter par les amis rencontrés au cours des escales pour des apéritifs, rends  les invitation , dors et bricole encore .

     Cet après midi une nouveauté va me permettre de rompre la monotonie des activités, peu nombreuses  je le reconnais, des jours derniers . Un tout nouvel appareil de chez Mac ( pour les profanes en informatique il ne s’agit pas de mac Donald) qui permet, éternel problème, d’avoir à disposition à bord les cartes nautiques du monde entier à un prix dérisoire . A condition d’avoir acheté l’appareil à 800 euros, cela va de soi.

J’ai rendez vous au bar de l’escadrille pardon, le Sailor bar………….  pour assister à la configuration du dit appareil.

     15 heures, j’y suis.  Plusieurs gourous du système sont déjà à la tâche . Par compassion je ne les dénoncerai pas…………n’est ce pas ERCO ?

     15h30……toujours rien. Je me demande si mes parents, regardant la mission Apollo en route pour la lune ne ressentaient pas la même chose. Rester des heures à regarder un truc qui va peut être se casser la figure.

     16h00…. Je baille et ne sais plus que commander au garçon du bar .

 La connexion internet est, parait il trop lente et le téléchargement des programmes et autres drivers n’avance pas.  J’entends des réflexions du genre : « Ah, je suis à 65% du téléchargement de la seconde carte…….il y en a septante en tout……et je suis là depuis deux heures ».

L’équipage du Bénéteau prend l’avantage. Son programme est téléchargé. Zut super zut…..l’ordi est presque plat ( avec moi il serait plat depuis longtemps, mais pas au sens de la charge des batteries).

     17h30, écœuré  je m’en vais. Je n’aurai donc rien vu du nouveau système à part quelques informaticiens acharnés passer leur après midi penchés sur un écran plat presque totalement noir et stérile. Je me demande si ils y sont encore à présent.

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Dernières nouvelles de Fleur de Lys : Le 10 Octobre 2010.

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Le 10 Octobre 2010.

 

     La Fleur de Lys va maintenant effectuer une longue étape de deux mois dans les îles Canaries. C’est donc un moment favorable pour faire un bilan.

Nous quittions Bruxelles il y a six mois pour tenter de réaliser un de nos projets ; Effectuer une découverte de quelques endroits du monde en voilier. Faire ce que l’on appelle un « grand voyage ».

Nous y sommes à présent. Et toute ces aventures ont un petit gout de bonheur.

     Aussitôt les amarres larguées,  à Ostende, le 11 juillet nous avons compris qu’une autre étape commençait. Presque un autre projet. Le grand voyage a été rêvé , imaginé et préparé………c’était la phase un.

Cette phase était initiatique par elle-même et je comprends, à présent, que beaucoup s’y arrêtent.

Cela n’a pas été notre cas.

      Nous sommes embarqués pour la phase deux : L’utilisation du voilier tant chouchouté , pour la navigation à la découverte des destinations rêvées ( ou raisonnables). C’est notre premier grand voyage, c’est donc une vraie aventure que nous avons la chance de vivre.

Si au début il a été difficile de ne rien faire, je dois dire que c’est beaucoup moins fatiguant que de travailler….donc nous sommes plutôt dans une disposition d’esprit très relaxante. Le stress nous a totalement quitté non sans avoir eu un mal du pays très handicapant les trois premières semaines, en ce qui me concerne.

      Ce n’est plus le temps des projets mais celui de l’action. C’est palpitant mais difficile aussi ; difficile de devoir perpétuellement renouer avec des inconnus, effectuer des démarches dans les arcanes administratives étrangères, chercher la nourriture, les communications. Mais c’est évidemment ces tout petits tracas qui font le charme du voyage. Ils obligent à prendre des contacts avec les autres navires et les habitants. Ils permettent de découvrir une autre façon de vivre et de penser.

     En ce qui concerne  Véronique je pense que tout s’est déroulé plus facilement que prévu, tandis que j’ai découvert avec étonnement qu’il y a des jours ou je souffre de la solitude en haute mer. Je dois donc m’occuper et ce n’est pas facile car je suis vraiment très paresseux une fois les amarres larguées.

     Depuis le départ nous avons eu une météo plutôt fatigante alternant un peu trop de vent avec plus de vent du tout…..ce qui est le pire car si vous voulez avancer vous devez effectuer des innombrables changements de voile.  Mais nous n’avons eu du gros temps en mer  que durant 24h00 depuis que nous avons quitté Falmouth. Et encore, ce n’était pas la tempête.

La vie à bord est confortable grâce aux températures de plus en plus élevées depuis que nous avons atteint Portosanto. Jusque là  nous effectuions les quarts de nuit habillés comme chez nous. Depuis nous avons de plus en plus les doigts de pied en éventail , le short court  jour et nuit., les chocolats à portée de main, et de temps à autre un bon gâteau cuisiné par Christophe.

Nous avons eu la très agréable surprise de constater qu’ il est possible de faire de belles rencontres même dans les pays au tourisme de masse….il faut juste se donner la peine de se découvrir quelque peu et être éventuellement prêt à subir un échec.

     Dans quelques semaines nous naviguerons vers le sud ouest et puis presque plein ouest ; Ce sera le moment de la transat tant attendue et parfois redoutée. Nous découvrirons l’autre coté de l’atlantique, vu depuis un voilier. Mais c’est une autre histoire.

     Alors vous voulez réaliser votre projet……n’attendez pas; faites le.

Nous contacter : voilierfleurdelys@live.be

Notre site avec les photos : www.voilierfleurdelys.com

Nous répondons à tout les mails avec un immense plaisir.

 

 

Navigations sur Fleur de Lys : Le lundi 04 Octobre 2010

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Lundi, le 04 Octobre 2010.

 

     Nous sommes confortablement installés sur l’île de Grande Canarie dans la marina du nord. Il fait presque 30 degrés et le soleil brille. C’est nettement moins calme que Madère, les automobilistes usent et abusent du klaxon au loin. Pareil pour la police et les ambulances.

La marina est totalement grillagée. Contrairement à Madère qui n’a pas du tout de criminalité, ici les prisons sont pleines.

     Mercredi dernier, vers dix heures, nous quittions la rade de Funchal.  Le vent étant aux abonnés absents, c’est au moteur que nous commençons la traversée vers l’île de Salvages, à un peu moins de deux cents milles.  Vers midi la brise est suffisante pour  lever les voiles hautes. Puis, de fil en aiguille elle forcit. Nous prenons un ris pour garder le contrôle dans la brise de 18 kts. Puis un second lorsque la nuit tombe alors qu’Eole se renforce à force 5 tendance 6. Et, vers 21h00, il n’y a plus d’autre solution que de prendre le dernier ris et de déventer au maximum les voiles. Nous étalons un gros force 7 à 8 et les plus hautes vagues, croisées,  atteignent 6 mètres surnageant  la houle principale, arrière, de trois mètres.

     Fleur de Lys reçoit des chocs terribles de travers. Comme quillard, et c’est là le principal désavantage de ce type de navire, il ne glisse pas du tout sous la force de l’impact de l’eau qui le frape latéralement,  mais  encaisse le choc dans un fracas assourdissant et se couche, heureusement légèrement. Rien d’alarmant cependant, la gîte ne dépasse jamais 35° et le navire peut s’incliner jusqu’à un peu plus de 120° sans chavirer. Néanmoins c’est impressionnant au début, puis on s’habitue. Ce n’est pas la tempête, mais c’est déjà du gros temps et c’est la première fois que  nous avons cette situation au portant. D’habitude nous étalons ces conditions au près.  Je trouve que c’est beaucoup plus désagréable au portant mais ce n’est que mon  avis………que peu partageront, j’imagine. La nuit passe lentement sans savoir dormir suite au vacarme et aux vibrations, mais tout va bien à bord et puis, en fait, il ne se passe absolument rien d’anormal.

     Le jour se lève sous les mêmes conditions, puis d’heures en heures la mer se calme un peu et le vent faiblit à force 5 à 6. Nous sommes en vue de l’île de Salvages et nous y abordons vers 14h00.

C’est assez incroyable de mouiller à cet endroit improbable et loin de tout. Seuls , quatre gardes y vivent et y reçoivent des chercheurs intéressés par la faune et la flore de cette réserve. Samedi matin nous levons l’ancre pour les Canaries. Cent vingt milles à parcourir toujours vers le sud sud est et donc avec le vent arrière. La météo est radicalement différente. Si il reste bien une petite houle résiduelle, le vent lui est allé se reposer. Ca, je dois dire que j’ai vraiment du mal à la supporter. Deux jours plus tôt nous luttions pour garder le contrôle sous voile tandis qu’à présent le moteur tourne…….

     Nous lutterons cependant durant vingt quatre heures ; Levant les voiles à la moindre brise et allumant le moteur dès qu’elle cesse. Epuisant nerveusement et physiquement, mais nous pouvons nous permettre d’aller dans le «  rouge » car nous savons que nous dormirons dans un port dans quelques heures. Si c’est durant une grande traversée il est extrêmement dangereux de perdre ses forces à ce genre de jeu. Il vaut laisser le moteur et supporter son vacarme, ou laisser les voiles et patienter.

    Les milles défilent lentement, mais nous  finirons par atteindre Grande Canarie vers 15h00 dimanche. Très belle manœuvre ( allez, c’est lui qui l’a dit) appréciée par le chef de port et nous voici, sans rien toucher, encastrés cul à quai entre deux autres bateaux.

 

O

    

Nous contacter : voilierfleurdelys@live.be