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Monthly Archives: septembre 2010

Dernières nouvelles de Fleur de Lys : Le 28 septembre 2010

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     Mardi 28 septembre,

 

     Demain nous quittons définitivement cette magnifique île de Madère. C’est presque plein sud, durant 350 milles, que nous voguerons  vers notre prochaine étape : Grande  Canarie.

La traversée devrait s’effectuer en trois jours et nuits. Plus rapidement si le vent est généreux.

     Nous sommes contents de lever l’ancre. En effet, la perspective de découvrir de nouveaux horizons est toujours un peu palpitante d’autant qu’aucun d’entre nous n’a  jamais mis les pieds aux Canaries. En plus, nous sommes à présent à deux mois de la transatlantique qui nous fera découvrir les Antilles après une navigation de trois semaines à un mois.

     Tous, nous profiterons de cette escale avec des billets d’avion très peu onéreux pour rejoindre la Belgique durant une ou deux semaines. Nous laisserons fleur de Lys dans un port durant cette période.

     Un petit bilan de Madère. L’île est magnifique, ensoleillée et couverte de végétation. La température y est chaude à douce. La population est tournée vers le tourisme et accueillante à indifférente. Pas de criminalité ici, mais pas de vraie misère  non plus.

En  ce qui concerne les voiliers, il y a quelques marinas et quelques mouillages. Ces derniers, ou nous avons passé la majorité du temps sont un peu rouleurs……..mais magnifiques. On y rencontre quelques autres voiliers ( 2 ou 3 ) toutes les nuits et on peut y profiter de l’eau transparente et à 27°c.

     A dans quelques jours pour le récit de cette navigation

Dernières nouvelles de Fleur de Lys : Le 15 septembre 2010

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     Nous voici à l’ancre devant la capitale de Madère : Funchal.

          Le mouillage n’est pas très beau et rouleur, mais c’est vraiment spécial, le soir, de se trouver à l’ancre devant une grande ville. Je ne voudrais en aucun cas passer à côté de ces impressions. A l’heure ou j’écris ces lignes il fait nuit. La température est encore de 25° , la ville avec ses lumières luit à 200 mètre du voilier. De temps en temps un petit bateau de pêche passe, sombre et solitaire, à nous frôler. Nous ne sommes pas isolés car grâce à notre antenne wifi et donc à internet nous envoyons nos mails et utilisons skype à gogo.

          Il y a deux heures, nous avons une fois de plus, reçu la visite des douaniers. Ils contrôlent les papiers et puis s’en vont. Tout le monde est à la même enseigne mais je dois dire que  je ne supporte qu’avec difficulté ces paperasseries inutiles.

          Aujourd’hui, pour la première fois depuis notre départ, nous décidons de dîner au restaurant. Et là nous aurons un coup de chance. En effet, les tavernes sont légions ici. De vrais pièges à touristes . Mais nous aurons le bonheur de rentrer dans un restaurant de première catégorie, même si il n’en a pas l’air. Dès la porte refermée nous savons que nous avons fait le bon choix. La salle est encore presque vide (il est juste midi) mais ce sont des locaux qui l’occupent. Je vois six ou sept serveurs en uniformes. Tout est très propre . Nous sommes très bien accueillis en français…..

     La commande passée il ne faudra que dix minutes pour être servis de nos mets cuisinés simplement mais de toute première qualité. Tout est parfait. Nous dévorons.

A midi trente le ballet que je supposais commence . Les clients, toujours des locaux mais aussi quelques touristes, entrent par dizaines. En quinze minutes les quelque trente tables sont prises d’assaut. Des clients attendent debout. Nous terminons le repas très satisfaits de ce hasard qui nous a conduit ici. Quant à l’addition, pour trois plantureux repas ,le vin, le jus d’oranges pressées et les cafés……moins de quarante euros.

La houle se calme avec le vent qui s’endort.

      Fleur de Lys roule encore un peu et tangue légèrement. Mais quel bonheur. Je regarde la cité et entend ses bruits étouffés par la distance. Au loin, en mer, un grand navire avec ses quarante hommes d’équipages est à la cape depuis hier après midi. Ses feux sont bien visibles. Ayant entendu la conversation que son officier de quart a tenue avec les autorités je sais qu’il vient de Gibraltar et doit se rendre à la Jamaïque. Malheureusement il n’ose traverser à cause des cyclones actuellement sur les Antilles. Il est donc venu s’abriter de la houle à quelques kilomètres de Madère et , moteur stoppé il dérive lentement. Chaque fois qu’il se retrouve de l’autre coté de l’ile il remet ses moteurs et remonte le courant pour reprendre sa position initiale. Il a refusé de se mettre à l’ancre pour ne pas devoir payer des droits de port . Après un très longue discussion il a accepté de recevoir les autorité à son bord. Mais pour se faire les officiels ont du le menacer de devoir quitter les eaux territoriales si il n’obtempérait pas. 

 

Navigations sur Fleur de Lys : Le 12 spetembre 2010.

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     L’aventure continue……Mercredi dernier  nous quittions le port pour un mouillage à un mille de là. Distance que nous parcourions au moteur et en traînant une ligne de pêche.

Résultat : Nous avons mangé des pâtes…..au fromage.

C’est un beau mouillage, totalement isolé mais malheureusement très rouleur et dangereux. Si l’ancre dérape ou casse…….c’est le naufrage assuré et retour en Belgique.

Et nous y avons eu un peu de chance ; ou plutôt nous y avons été prévoyants. En effet, nous avons mouillé trente mètres de chaines plus trente mètres de cordage. Juste avant de voir disparaître la chaine je décide de doubler ce dernier. Bien m’en a pris, en remontant l’ancre deux jours plus tard force m’a été de constater que le premier cordage était rompu. Usé par les cailloux au fond. Sans le second, c’est le voilier qui était au fond.

     Vendredi dernier , vers 9h00 ( en fait il était midi) nous quittons ce magnifique endroit pour une île à 20 milles au sud : Désertas. Le nom la qualifie bien, c’est une île volcanique de quelques kilomètres de longueur et de deux cents mètres de haut.

Seuls quatre gardes l’habitent et pour y planter son ancre il faut une autorisation que nous avons obtenue.

L’endroit, réserve naturelle, est spectaculaire et dangereux. D’une part les fonds sont peu francs, d’autre part l’île est habitée par des milliers de tarantules énormes ( plus de 20 cm) et mortelles. Charmant n’est ce pas ?

Nous y résiderons deux nuits. Solitaires mais accompagnés par la musique du vent, très fort, dans les haubans. A tel point que je doublerai l’ancre pour la seconde nuit………….on n’est jamais assez prudent.

     Ce dimanche matin, nous parcourrons au près serré le chemin inverse. Eole nous gratifie de 20 petits kts de son souffle qui nous permettent de nous affranchir de la distance en trois heures de remontée au vent a d’une séance de montagnes russes digne d’un parc d’attraction pour vaincre la houle de trois mètres.

Nous en profiterons pour observer une baleine et pour pêcher ; Résultat de la pêche très attendu puisque nous n’avons plus rien à manger.

Donc ce soir ce sera le restaurant…….sans rire.

 

O

 

 

Dernières nouvelles : Le 08 septembre 2010

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     Ce mardi est provisoirement notre dernier jour dans le port.

     Demain, à l’aube ( 11h00) nous quitterons  notre amarrage pour un mouillage à quelques minutes d’ici. Personnellement je préfère les mouillages que le port . Mais l’immense avantage de ce dernier est de rencontrer des camarades de grand voyage. Ils sont souvent Français et belges, parfois Hollandais et Anglais. Mais c’est toujours un plaisir de partager nos expériences respectives. Nous recevons des informations, nous en donnons tout en buvant l’apéritif. Le voyage est bien moins solitaire et beaucoup plus riche, grâce à ces rencontres. Nous sommes tous dans la phase de réalisation du projet que beaucoup d’entre nous préparent depuis des années. A présent c’est la réalité du quotidien qui nous assaille parfois. Mais je dois dire que ca en vaut vraiment la peine.

Demain, donc, nous larguerons les amarres .

 D’abord nous nous rendrons au bureau de la marina afin de payer ce que nous devons . Ensuite après avoir fait les pleins d’eau et de gasoil nous trainerons une ligne de pêche pour nous rendre, à une quinzaine de minutes d’ici à l’endroit ou nous jetterons notre ancre.

     Jeter l’ancre : C’est vraiment le mot . Nous estimons l’endroit ou nous voulons nous trouver après cette manœuvre. Ensuite, face au vent, nous avançons de la longueur de chaine que nous allons mouiller ( mettre à l’eau) plus quelques mètres au cas ou. Je hurle «  mouille «  ,et véro et christophe, à l’avant ,laissent tomber l’ancre dans l’eau. Dès que l’objet est au fond je recule doucement. Ils laissent l’équivalant de cinq fois la hauteur d’eau de chaine plonger dans l’abîme. Et là, en principe l’ancre doit crocher et arrêter le navire. Si ce n’est pas le cas je rouspète une bonne fois et me résous  à tout remonter et à recommencer la manœuvre.

 

O

 

Dernières nouvelles de Fleur de Lys : Le 04 septembre 2010.

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Voici quelques jours que nous sommes dans le port de Quita do Lorde. A quelques kilomètres de Funchal, la capitale.

Nous y passons du bon temps…………mais avons trouvé l’énergie pour faire un peu de maintenance sur le navire. On nous avait dit que l’on devenait paresseux en mer……..c’est faux.  Moi je deviens archi paresseux.

Aujourd’hui, samedi ( j’ai du mal à savoir le jour que l’on est…j’ose à peine l’avouer) nous avons loué une auto. A 11h00 local elle arrive. Zut, c’est une clio…..le gars croyait nous faire plaisir, nous imaginant Français. Je l’ai remercié pour l’intention et lui ai confirmé ma haine de ces charrettes……..bon allez je force le trait là….

Bref nous voici en route dans la char…heu dans la clio. Si vous n’êtes jamais venu ici vous ne pouvez même pas imaginer les côtes. Ce sont les plus fortes que j’ai vues. Même à pied vous ne monteriez pas. Les alpes c’est vraiment pour rire à côté.

Nous sommes en première et c’est limite. Ca dure des kilomètres et des kilomètres. Mais vous êtes payés en retour. Le paysage est à couper le souffle. Nous ne regrettons pas cette location. Nos rentrerons seulement le soir tombé à notre antre, fleur de Lys.

Demain second et dernier jour de voiture. Nous irons nous promener à un endroit que Véronique garde secret car elle a peur que je ne vienne pas si elle dévoile la promenade . Il faut dire qu’ à cause des séquelles de mon accident de moto je ne peux marcher plus de 20 minutes. Je vais donc prendre un bon livre et les attendre dans la voiture.

O

 

PS : tout l’équipage se porte bien.

Vous êtes extrêmement nombreux à nous envoyer des mails. Nous répondons à tous. Si vous ne recevez pas de réponse insistez, c’est que vous êtes passé à côté de mon attention. En plus ca nous fait un plaisir fou.

voilierfleurdelys@live.be

www.voilierfleurdelys.com

 

Navigations sur Fleur de Lys : Le 01 septembre 2010.

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     Nous avons bien choisi le jour pour quitter notre mouillage de Portosanto, car il y a du vent. Il sera au portant jusque Madère.

     A huit heures ( en fait non, il est était onze heures, à 8 heures nous dormions toujours) nous levons l’ancre au propre et au figuré. Nous montons les voiles et hop, en route au cap 230 vers un mouillage à 1 mille marin du port de Quinto do Lorde, à Madère.

     La distance est courte, moins de trente milles, une baleine  nous salue lorsque nous quittons Portosanto.

     En quelque 4 heures nous étalons la distance et nous retrouvons avec plaisir trois autres voiliers rencontrés avant au mouillage convoité.

     Le paysage est spectaculaire et désolé. L’eau est toujours transparente et chaude. Nous nageons et pêchons ( sans succès) puis, à 23h00 au lit.

     Ce matin nous quittons le mouillage pour le port afin de ravitailler le navire qui est bien vide. Nous tirons une ligne de pêche et heureusement nous attrapons 7  maquereaux. Ils ne seront plus qu’un tas d’arrête à midi. Demain nous avitaillerons et après demain nous retournerons au mouillage ou nous étions hier.

Tout va bien à bord, nous nous habituons de plus en plus à cette nouvelle vie………..bon il faut dire que la météo nous aide bien : 30° à l’ombre et l’eau, transparente est  à 26°

 

O