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Monthly Archives: avril 2010

Dernières nouvelles : Le 22 Avril 2010.

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          Les semaines défilent, le temps fuit. Seuls deux gros mois  nous séparent encore du moment ou nous laisserons les amarres à quai pour ces deux années de découvertes.

Il ne va plus être possible de naviguer avant notre étape vers Ostende qui est prévue autour de la première semaine de Juin.

Il reste tant de « choses » à faire. J’emploie volontairement ce terme vague, car à un jet de pierre d’un parcours de 50 000kms il sera impossible d’avoir tout réalisé.

          C’est certain à présent, Sandra ne sera pas présente pour l’aventure. Elle prendra le départ avec nous le 11 Juillet, mais elle nous quittera à Lisbonne au Portugal à la fin des vacances scolaires.

Ce soir nous rejoindrons le voilier à son port d’attache, Benedensas aux Pays Bas, afin d’y travailler jusque samedi soir.

Au programme : Fixer absolument tout ce qui tient par la gravité au cas ou nous subirions un retournement.

 

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Navigations sur Fleur de Lys : Le 08 avril 2010

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   Ramsgate à Roompot sluis, aux Pays Bas.

   Distance : Une centaine de milles.

   Durée prévue : Une quinzaine d’heures vu les courants.

       Mercredi, 17h00, nous larguons les amarres pour nous diriger vers la sortie du port. Nous demandons l’autorisation par radio et comme d’habitude le contrôleur, au lieu de juste répondre par oui on par non,  nous raconte sa vie ce qui ne nous permet pas de décoder si il nous a ou pas donné cette autorisation. Nous supposons que oui et quittons la rade destination la Roompot sluis, aux Pays bas.

En fait le vent est bien établi de l’ouest force 5 à petit 6.  Nous filons sous grande voile haute et full génois vers le cap 075°. En route pour une centaine de milles que nous devrions parcourir en une quinzaine d’heures.

La mer est creuse, mais avec le vent qui nordit elle nous vient par le côté babord avec toutes le trois ou quatre minutes une vague de 3 mètres qui nous frappe par le travers. Mais Fleur de Lys navigue bien, très bien même.

     Je suis de quart jusque 22h00. Véronique et Christophe dorment. La nuit nous assaille…..et je vais vite comprendre que ma paresse m’a fait commettre quelques petites mais embêtantes erreurs.

D’abord, j’ai choisi le chemin le plus court qui va nous faire passer vers 22h30 par le carrefour le plus fréquenté de la mer du nord. Nous allons le traverser de part en part.

Deuxièmement, j’aurais du prendre un voire deux ris pour la nuit vu le vent. D’autant que je sais qu’il va tourner nord est et que je l’aurai donc au près bon plein. Mais voilà, je suis très paresseux en mer.

Et ce qui devait arriver arrive.   Au plus mauvais moment, à 22h15 le radar tombe en panne, il ne fonctionnera plus de la nuit.

Mais en plus le vent s’établi bon force 6 au près, le voilier est ingouvernable. J’appelle du renfort et nous voici en train de faire des manœuvres au beau milieu d’une trentaine de gros navires dans tous les sens que nous ne voyons pas car la nuit est noire encre et que l’écran salvateur reste aussi noir qu’elle.

 Sueurs froides et c’est au moment ou nous arisons la voile que le Lazy bag se casse et toute la grand voile se déploie misérablement. Génial, en plein milieu du jeu de quilles. Nous sommes ballotés, et il va falloir travailler à l’avant. Nous y allons attachés fermement car tomber à l’eau est sans aucun doute synonyme de mort avec cette nuit totalement noire et cette mer très formée.

A 23h30 , la grand voile est maîtrisée et affalée. Nous continuons sous génois à trois ris. ( on a même « oublié » de gréer l’étai largable afin d’utiliser une trinquette : Ah la paresse). Je suis épuisé. Véro propose de tenir la barre une heure ou deux le temps que j’aille dormir. Ce que j’accepte avec soulagement.

     Toute la nuit le voilier est frappé de plein fouet par la mer, mais il avance bien. Je mer réveille à 5h00 (heu….là j’ai honte) et fonce remplacer Véronique épuisée mais totalement à l’écoute du bateau. C’est mon tour de barrer dans le noir mais le jour se lève peu à peu, déjà. Le vent est toujours régulier de force 6. Fleur de Lys, sous génois seul change de cap pour se retrouver au portant à 8 kts. Et à 10h30 nous atteignons la roompot sluis.  

     Pour y subir un contrôle des douanes. Les douaniers sont très corects en Hollande, ils vous serrent TOUJOURS la main pour vous saluer, et ne me tiennent pas rigueur du fait que j’ai refusé de me mettre à couple de leur bateau car le vent m’aurais empêcher de me déhaler ensuite. Ils ont donc du bouger leur énorme vedette pour l’amarrer sur notre ponton afin de faire leur contrôle. Ce dernier c’est d’ailleurs limité à viser nos papiers.

     Le soir, sous notre regard ébahi, nouveau contrôle des douanes, au même endroit. Je signale aux préposés qu’ils sont second après leurs collègues du matin, et ils repartent en riant.

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Dernières nouvelles : Le 07 avril 2010

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     Nous sommes à Ramsgate. Nous y passerons la journée pour avi!tailler et surtout pour attendre le vent qui devrait démarrer ce soir……..

Le départ est donc prévu cette nuit vers miniuit.

Les photos de la remise à l’eau de Fleur de Lys sont à présent visibles sur notre site

www.voilierfleurdelys.com

Rubrique : "photos navigations"

sous rubrique : "remise à l’eau."

Navigations sur Fleur de Lys : le 6 avril 2010.

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     Départ d’Ostende à 8h30, ce matin. La journée s’annonce très belle. Vent de Sud à sud Ouest de force trois à quatre. Aussitôt les voiles levées , le voilier fonce à 7- 8 kts au portant dans un vent de 15 kts réel. Nous gîtons sur tribord, le coté de la cuisine, à midi je façonne des chicons au gratin……….le tout en étant bien penché mais peu secoué. Nous nous sommes régalés car il est rare de savoir cuisiner « complexe » lorsque nous sommes à pleine vitesse. Ramsgate, notre but est à une soixantaine de milles, aux deux tiers de la distance le vent faiblit. Nous envoyons le spi mais malheureusement moins d’une demie heure plus tard c’est le calme plat.  Soit nous passons la nuit en mer soit nous utilisons le moteur. C’est cette option qui est choisie et nous arriverons vers 19h00 dans la rade du port.

     Venir ici sous cette météo est un pari ; en effet, le vent sera absent presque toute la semaine et nous contraindra peut être à rester bloqués ici. Mais si les prévisions s’avèrent exactes nous devrions pouvoir reprendre la mer vers le Hollande la nuit de Mercredi à Jeudi.

Nous déciderons demain la marche à suivre tout en sachant que nous voulons absolument aller jusque à notre port d’attache aux Pays Bas, distant d’une grosse centaine de milles que nous n’envisageons à parcourir qu’à la voile.

 

Navigations sur Fleur de Lys : Le 5 avril 2010

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Après l’écluse nous avons continué sur Anvers ou nous avons passé la nuit amarrés à une passerelle.

Nous avons appris que l’un des voiliers, « Midnigth Sun »  qui part faire un tour de l’atlantique dans deux mois a eu un problème moteur et n’a apparemment pas pu continuer sa route. Je leur souhaite le meilleur. Vraiment, j’en suis navré.

Dimanche nous avons parcouru l’Escaut jusque Breskens, aux Pays-Bas. Navigation très ennuyeuse car presque entière au moteur. De plus sous la pluie parfois battante. Mais quel accueil sur place, deux autres amateurs de voiles sur Benzai leur nouveau Bavaria nous attendaient avec apéritif et zakouskis. Encore merci à eux. Ca nous a vraiment fait un bien fou, nous étions transis.

Lundi par contre, quelle belle journée. Soleil et vent de force 4 à 5. Bon il est de face mais peu importe, aussitôt franchies les portes du port le moteur est éteint et les voiles envoyées. Sous grand voile haute et full génois nous voguons vers Ostende. Deux heures plus tard nous arisons la grand voile, le vent est monté vers 30 kts. La mer se forme peu à peu mais Fleur de Lys, à plus de 8 kts trace sa route avec force. Le navire est bien équilibré dans cette configuration et c’est un vrai plaisir de le tenir à la barre. Dans l’après midi nous larguons le ri et terminons cette magnifique journée par un bord plein sud pour rattraper le trop d’ouest que nous avons du faire vu le vent.

Par contre j’oublie de dire que Véronique est resté toute la navigation au lit cause torticolis. Aie : c’est très douloureux.

 

Navigations sur Fleur de Lys : 25

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      Aujourd’hui Grand départ…….à 10h30 nous quittons le Bryc en compagnie d’une quinzaine d’autres navires.

Ca commence plutôt mal, en effet nous ne sommes pas encore sortis du port qu’un refus de priorité de droite nous entraine presque dans une collision.

Bon, finalement tout est dans le presque puisque rien n’arrive, ouf,  et nous nous retrouvons en flottille pour aborder le premier pont.

     Un pont, un second, un troisième. Nous sommes partis pour en passer douze en tout .   Ils s’ouvrent le uns après les autres, bloquant les voitures et jonglant avec les horaires des trains. En plus de ces obstacles nous devrons aussi franchir deux grosses écluses jusqu’à finalement arriver dans l’Escaut.

A seize heures c’est chose faite. Sans incident car j’étais plutôt anxieux de naviguer de concert très près d’autres bateaux qui n’ont plus bougé depuis plus de six mois et effectuent donc pour certains des manœuvres approximatives.

     Ce qu’il y a eu de très amusant durant cette journée c’est lorsque nous sommes arrivés à l’écluse de Wintam. En effet là nous devons payer les vignettes qui nous autorisent à glisser sur le canal qui tel un  serpent nous conduit vers la mer. ; Or en ce qui nous concerne nous venons de payer cette vignette en effectuant la navigation dans l’autre sens il y a quatre semaines. Elle est évidemment toujours valable……mais nous l’avions oubliée sur place la dernière fois.

Donc tous les participants à cette journée doivent faire la file pour obtenir cette fameuse vignette. Et ca dure et dure encore. Un seul préposé, des tas de documents à remplir ; on ne sait même pas pourquoi.

Tout à coup,  arrive Véronique, qui sachant que notre vignette oubliée est collée derrière le préposé, dépasse tout le monde et arrivée au guichet dit simplement :  «  Fleur de Lys », comme on prononcerait un mot de passe.  A la stupéfaction générale elle reçoit sur le champ le sésame tant convoité, sans bourse délier et sans échanger la moindre autre parole avec le guichetier.

Fièrement elle repart en glissant un « Ben quoi , c’est ça le chic» provocateur à la vingtaine de personnes dans la file.

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Dernières nouvelles 24

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     Demain, samedi, nous larguons les amarres. Cette fois c’est étrange, car nous commençons à vivre des évènements qui sont "une dernière fois" avant notre grand voyage. En effet, nous ne reviendrons plus au Bryc avant notre retour en 2012. Je dois admettre que le pincement au coeur de quitter les copain d’ici est plus important que prévu…pour eux la vie va continuer; Ils avancent chacun vers leurs projets, vers leurs choix. Je souhaite qu’ils y arrivent tous.

     Pour notre part, le temps des navigations va pouvoir recommencer, avec les aventures qui les ‘accompagnent.  Pour autant que la mto soit de la partie, car à présent nous allons être très prudent pour ne pas gâcher tout le travail effectué jusque ici.

En même temps j’ai besoin de la mer, un mois dans les terres c’est trop. Même si j’ai souvent habité sur le voilier durant ces travaux.

     Demain donc nous partons; en famille. Bon la Grande fille n’est pas là. Elle effectue son voyage de rhéto……….initiatique. Elle aussi vit des dernières fois. Il va falloir qu’elle fasse attention à garder une âme d’enfant, car l’enfance est derrière elle. Christophe, lui, a totalement intégré le voyage dans sa vie. Il est ravi.

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