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Navigations sur Fleur de Lys

Par nemo19

Histoire drôle mais vraie :
Nous sommes toujours dans les Caraïbes à deux semaines de la transat retour. Tous les jours, comme depuis notre arrivée en Martinique, nous écoutons la météo donnée par le CROSS ( Organisme qui s’occupe des secours etc) quand elle est disponible. C’est à dire chaque fois que nous sommes sur une île française.
Il faut savoir que le Cross des Antilles s’occupe de coordonner les secours depuis le nord des Antilles jusqu’en Guyane française. Ils sont basés à fort de France, en Martinique et ont des relais radios sur chacun des territoires français. Lorsqu’ils reçoivent un appel ils répondent avec les relai approprié et le cas échéant envoient des secours locaux.

Tous les jours et sur chaque île ils annoncent également et diffusent la météo des prochaines heures. Ils procèdent comme suit : A certaines heures bien définies ils lancent un appel sur le canal 16 qui renvoie sur le canal ou aura lieu la diffusion des prévisions maritimes. L’appel sur le 16 est lancé par une voix féminine, toujours la même qui dit ceci : «  appel à tous appel à tous…….etc etc « Les navigateurs sont alors conviés à passer sur un autre canal ou le bulletin convoité sera diffusé.
Ce dernier est évidemment différent pour chaque ile des Antilles, mais ce sont toujours les 4 ou 5 mêmes personnes qui l’écrivent et le lisent.
Et c’est maintenant que cela devient intéressant.
Pour le bulletin de la Martinique il n’y a aucun doute qu’ils font un concours pour désigner celui qui lit le plus vite. La diffusion est en français. C’est ma langue maternelle……..et il m’arrive de ne pas comprendre la moitié de ce qui a été dit. Et puis subitement, durant quelques jours ils lisent tellement lentement que c’en est gênant. Ils parlent comme si ils s’adressaient à des débiles.
Voilà pour la Martinique.
Mais à Saint Martin, ils ont un autre jeux : Ils utilisent des mots français compliqués, imagés ou sans rapport avec la science de la météo.
Exemple :
pour dire que le ciel sera couvert cette nuit…….ils traduisent par : La voute céleste sera floutée……..comprenne qui pourra mais surement pas les non francophones…..
J’imagine l’américain francophile qui tente de déchiffrer et se plonge dans son dictionnaire.
Ou bien pour annoncer quelques petites pluies : Les nuages se soulageront de quelques averses sporadiques………..plongez vous dans le traducteur les amis étrangers.
Et si il y aura du vent durant le jour ils l’auront traduit par : une journée bien ventilée nous attend……..sans doute pour que les russes ne comprennent pas.
Un dernier : Il va faire beau tout simplement devient : une belle journée de carême va se dérouler sous un ciel d’azur et un disque jaune vif…………..J’imagine que les Anglais cherchent encore la signification de cette phrase. Ils doivent penser qu’une nouvelle sorte de cyclone va leur tomber dessus.

Navigations sur Fleur de Lys

Par nemo19

En ces temps durs, je ne résiste pas à vous conter cette petite histoire .

Nous sommes actuellement sur l’ile de St Martin, dans les caraïbes en train de préparer notre jeanneau Sun Odyssey 43 de 2001 en vue de la transat retour vers la Belgique après deux ans de voyage. Un tas de choses sont à prévoir et l’une d’elle est de connaître exactement la capacité du réservoir à carburant. En effet, j’avais 200 litres de contenance en tête mais j’ai constaté que lorsque la jauge indique la moitié je dois remplir 150 litres …..Donc soit la jauge est fausse, soit le réservoir contient plus que ce que je pense.
Je démonte donc la jauge après avoir navigué 60 heures au moteur ( il a fallut quelques mois…) pour constater qu’il reste presque deux tiers de carburant visible. Je me plonge alors dans le mode d’emploi «  Jeanneau « 
Et je lis : contenance du réservoir ; 200 litres ou 45 us gallons. Pas complètement idiot je convertis les gallons en litres pour tomber sur une autre réponse que jeanneau……ca commence bien. 45 us gallons n’ont jamais fait 200 litres ou alors dans un autre monde.
Comme je suis curieux je fais démonter la plaque de bois qui recouvre le réservoir par mon épouse. Et là surprise : la contenance du réservoir est gravée sur celui-ci : 250 litres……..Je me replonge dans le manuel pour constater une autre anomalie : Ce manuel est en Anglais. Bilingue, cela ne me gène pas mais en y regardant de plus près je constate que de temps en temps une phrase est en français. Donc son lecteur doit impérativement parler aussi le français si il ne veut pas que quelque chose lui échappe.
De plus il y a des tas d’autres erreurs……..
Vraiment, il s’agit du manuel livré en même temps que le voilier. Son premier propriétaire, à l’époque, a du débourser près de 300 000 euros pour ce navire. Je n’arrive pas à comprendre qu’il puisse y figurer de telles anomalies. Il ne s’agit pas de quelques fautes d’orthographe; Mais bien d’erreurs incompréhensibles..

N’oubliez pas d’aller visiter notre site sur lequel vous pourez voir notre position en direct;
www.voilierfleurdelys.com

Vous pouvez également nous contacter sur l’adresse mail suivante : voilierfleurdelys@live.be

Par nemo19

Mercredi, le 04 avril 2012,
Depuis lundi nous sommes dans le lagon de l’île de Saint Martin. Nous y sommes arrivés après une navigation de 130 milles depuis la Guadeloupe que nous avions quitté dimanche matin.
Peu de vent pour cette traversée et mer calme. Véronique et moi nous sommes relayés toutes les deux heures pour assurer la surveillance de «  Fleur de Lys ».
Nous disposons de quatre semaines à présent pour préparer le voilier à la transatlantique qui, après 2200 milles, nous verra atterrir sur l’archipel des Açores.
Comme il faut des dates pour tout, nous projetons de quitter notre mouillage le 03 mai si les conditions climatiques le permettent. Sur cet intervalle nous aurons avitaillé, contrôlé, nettoyé et remis notre navire à neuf.

Bon ce ne sont pas les galères non plus, nous profitons vraiment bien des températures clémentes et d’un ciel presque toujours beau.

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Navigations sur Fleur de Lys : 20 mars 2012.

Par nemo19

Lundi le 17 nous avons définitivement quitté la belle ile de La Martinique. Nous étions ancrés à Saint Pierre, sa ville martyre, en compagnie de nos amis du voilier ERCOLAUSA que nous avions retrouvés avec plaisir début février.
Dès potron-minet, c’est à dire à 6h30 du matin, nous mettons Grand voile à un ris et full génois en vue de parcourir les 60 milles marins qui nous séparent de notre première étape du retour vers la Belgique : Prince Rupert bay en Dominique.
La mer s’est bien calmée et ce ne sont que des vagues de 2 mètres soulevées par un vent de force 5 qui nous accompagneront durant cette traversée.
Muni d’un nouvel attirail de pêche, je mets beaucoup d’espoir dans cette dernière…..mais ce sera sans succès. Ce soir nous mangerons des pâtes….au jambon.
Notre allure est au près serré et si ce n’est pas très confortable car nous sommes secoués c’est très agréable de voir le navire remonter au vent si puissamment.
A 15 heures la messe est dite…..nous sommes ancrés dans la baie convoitée. Celle ci est une très grande anse au nord de la Dominique dans laquelle paressent une quarantaine de voiliers de passage. Nous y sommes accueillis par les boat-boys locaux qui tentent de nous vendre un tour de l’île en ………bateau., J’en souris encore.
Mardi matin, un peu plus tard que le chat d’hier, c’est à dire vers 8h00, nous levons l’ancre pour nous rendre sur l’île de Marie Galante qui se trouve à 25 milles au nord-est de notre position. Ce territoire d’une dizaine de kilomètres de long dépend de la Guadeloupe, est plat et peu urbanisé. Les bruits de coursives en disent beaucoup de bien.
Le vent a beaucoup perdu de sa force et c’est avec un petit force 4 que nous naviguerons au près et atteindrons, après 4 heures de remontée, notre mouillage sur l’îlot.
Véronique y jette l’ancre par 5 mètres dans une eau transparente.
Nous allons consacrer quelques jours à visiter ce très bel endroit.

O

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Par nemo19

 

Dimanche
le 04 mars 2012.

Hier
soir notre passager est arrivé de Belgique. Nous décidons de
commencer la croisière par une remontée depuis fort de France
jusque au mouillage du Marin. Soit une trentaine de milles à la
voile et au près serré.

Le vent est de force 7 à 8 et les vagues atteignent 3 mètres . C’est
un peu rude comme baptême de mer pour notre passager…..mais bon si
il a l’estomac solide il ne sera pas malade.

Nous voici donc en route vent arrière dans la baie de Fd France lancés à
plus de 9 kts. Et crac……l’hydrolienne perd quelques pièces.
Zut…..super Zut. Bon ce n’est pas très grave nous réparerons au
Marin.

Une demi-heure plus tard nous sommes comme prévus face au vent et à la
mer. On est vraiment bien secoués mais nous avançons à 7 kts.
CRAC…….cette fois c’est la trinquette qui se trouve coupée en
deux à l’endroit d’une couture. Rezut…

Sans cette voile de grand vent, la remontée, sous notre génois que nous
devrons enrouler partiellement, va devenir nettement plus
fastidieuse. Encore un peu plus loin, alors que nous sommes bien
secoués,  voilà que la contre drisse de grand voile se prend dans
le feu de mat. Impossible de l’en déloger sans un travail acharné
qui à peine finit la voit……se reloger au même endroit. En dix
ans d’emploi de cette drisse qui nous sert à forcer la descente de
la grand voile ce n’est jamais arrivé. Je bous ……….et je
commence à regarder notre passager de travers. Me porterait-il la
poisse?

Fin de journée nous arrivons finalement sans autre ennui. Je mets alors
l’annexe à l’eau, installe fastidieusement le moteur, le
démarre…….pour constater qu’il ne délivre plus aucune
puissance. Cette dernière reviendra comme par miracle le lendemain.
Et depuis tout semble avoir repris un cours normal.

PS : Jean-Yves notre mousse n’a pas été malade.

 

Navigations sur Fleur de Lys

Par nemo19

Lundi, le 27 février 15h00. Nous entendons sur le canal 16 qu’un voilier est à la dérive. Nous le voyons en effet. Il se trouve à quelques centaines de mètres de notre amarrage. Comme personne ne bouge, Didier et moi décidons de le rejoindre afin de tenter de le réancrer.
Quelques minutes plus tard c’est chose faite. Le voilier, un magnifique ketch américain de plus d’un million d’euros est à l’ancre à 500 mètres de son mouillage d’origine.
Nous guettons son propriétaire. Vers 16h00 ce dernier arrive et a un coup au coeur en ne trouvant plus son navire. Il est évidemment ravi de savoir qu’il ne se trouve pas sur des rochers mais en sécurité sous le vent de son ancrage d’origine.

Nous sommes contents d’avoir pu sauver un bateau mais, le propriétaire, sans doute inquitet que l’on puisse lui demander une indemnité ( ce que l’on n’aurait fait en aucuns cas) s’enfuit sans demander son reste et sans même un signe de reconnaissance.

Notre site avec photos : www.voilierfleurdelys.com

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Par nemo19

Depuis notre retour de la Dominique nous avons embarqué un couple d’amis venus de Belgique .Nous naviguons donc en leur compagnie en vue des côtes de l’île. Mais ne voulant manquer le défilé du carnaval de Fort de France nous y sommes arrivé ce mardi matin.
Il est 18h30 locale au moment ou j’écris ces lignes. Le vacarme est assourdissant. C’est la journée en «  rouge et noir » C’est à dire que tout le monde est habillé de ces couleurs. Habillé est un grand mot car il est vraiment hasardeux de qualifier de vêtements les quelques centimètres carrés d’étoffes rouges et noires qui parent les antillais participants. Le bord de mer est noir de monde. Les rues sont encombrées de danseuses et danseurs de différents groupes. Tous ces groupes se trémoussent sur une musique différente ce qui la rend assourdissante. Du plus petit bébé au grands parents toute la ville participe.
Certains, ivres, titubent le long de la digue. Il doit y avoir un ange gardien pour les buveurs de rhum…..aucun, à ma connaissance, n’est tombé à l’eau. Pas besoin de tendre l’oreille pour me rendre compte que nous sommes encerclés par une dizaine de sources de musiques différentes. C’est vraiment la grosse fiesta.

Navigations sur Fleur de Lys : février 2012

Par nemo19

Mardi, le 14 février 2012.

Samedi dernier, après une semaine en Dominique, nous levions l’ancre pour accoster un ponton local pour avitailler en eau et en carburant. Ce dernier est en effet à moitié prix ici par rapport à La Martinique.
C’est un accostage délicat car la houle entre dans la baie et le ponton est très court, délabré et bourré d’aspérités susceptibles d’endommager gravement le navire.


Nous nous amarrons proprement et en une petite heure tout est terminé. Non sans nous être fait voler quelques euros par le boss ( pourtant très à l’aise financièrement) comme de coutume ici.


Ensuite vient la grande décision du jour : pars t on avec un ou deux ris dans la grand voile?
Le vent est de force petit 6, nous l’aurons de face ce qui, augmenté de la vitesse de Fleur de Lys ( 8 kts) en fera un petit 7. Il faudrait, sans hésiter une seconde naviguer avec deux ris dans la grand voile et sous trinquette. Mais, très paresseux je choisis un seul ri dans la grand voile et génois arisé.


Nous voilà donc sous voile dans cette configuration lorsque, une fois la pointe de l’île dépassée et donc sans protection, je me rends compte ( mais je le savais déjà) de mon erreur. Trop toilé, nous sommes à la limite de la perte de contrôle et terriblement malmenés par une mer de 3 mètres de face. Je suis fou de rage contre…….moi même, car maintenant q’au lieu de diminuer la voilure avant de partir bien protégés dans la baie, nous voici obligés de jouer les acrobates dans une mer forte et un vent fort également. Il nous faudra 5 bonnes minutes d’un combat pas gagné d’avance pour redevenir les maîtres de la situation. ‘Pas gagné d’avance’ car arriser deux voiles dans ces conditions est toujours une aventure risquant soit de nous blesser gravement soit de déchirer de la toile.


Une fois cette corvée accomplie, le voilier est très agréable à barrer et il file 8 kts au près serré face aux vagues et ensuite travers de celles-ci dans une mer d’autant plus forte que nous aurons d’importants grains une heure durant. Nous avons 60 milles à parcourir afin de rejoindre Fort de France en Martinique.


Après quelques heures la mer se calme de plus en plus car notre destination nous offre sa protection. Le vent heureusement ne faiblit que légèrement et nous arriverons à notre mouillage en aillant passé une très bonne journée de voile pure. Bon nous sommes un peu couverts de bleus comme il se doit lorsque on va vite dans une grosse mer de face au près serré…….mais quel bonheur.

 

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Navigations sur Fleur de Lys

Par nemo19

Lundi, le 06 février 2012.

Depuis une semaine nous sommes de retour sur Fleur de Lys. Nous en avons profité pour rallier fort de France où nous avons eu l’immense joie de retrouver le voilier Français ERCOLAUSA que nous avions quitté aux Canaries il y a plus d’un an à présent.
Quelle joie de les revoir pleins de nouvelles expériences après avoir transaté par le Brésil.
Trop heureux d’être ensemble nous avons décidé de nous rendre de concert en Dominique.
La Dominique est une ile indépendante située au nord de la Martinique. Une grosse trentaine de milles les sépare. Ce n’est pas beaucoup mais c’est une distance à parcourir vent de travers et mer de travers. Et la mer, justement, est très loin d’être calme dans le chenal qui sépare ces deux terres.
Ce lundi matin, à l’aube pour nous, c’est à dire aux alentours de dix heures, nous levons l’ancre et montons les voiles pour notre destination.
Le vent est de force 5 à 6 tandis que la mer présente des creux de deux gros mètres. Ce sera une bonne journée de voile. A près de 8 kts de moyenne nous ne mettrons que quelques heures pour arriver à Roseau, capitale de la Dominique.
Nous y serons accueillis par les « boats boys » locaux qui se présentent pour tenter de faire du business. Ils proposent promenades, bouées d’amarrages ou autres joyeusetés presque toujours à des tarifs prohibitifs. Le plus souvent à éviter donc. Celui que nous rencontrons ce jour, par contre, est raisonnable. Malheureusement nous n’avons pas le budget pour ce qu’il propose.
La nuit tombe dans un vacarme de chants de grenouilles lorsque j’écris ces lignes. Il est passé 20h00, je suis dans le cockpit du voilier par 28°c de température extérieure et un léger vent qui me caresse. C’est vraiment très agréable. Nos amis voileux sont ancrés juste quelques dizaines de mètres à côté…….la soirée est magnifique.